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Céline : " On a une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes "

L’étude qui fait froid dans le dos : Les femmes qui travaillent la nuit ont beaucoup plus de risque de cancer que les autres.

Risque accru de cancer du sein, cancer gastro-intestinal et cancer de la peau. L’étude publiée dans la revue de l’Association américaine de recherche contre le cancer a analysé 61 études menées à travers le monde. On s’attarde tout particulièrement sur le résultat d’une étude chinoise sur les effets du travail de nuit sur 6 types de cancer chez les infirmières de nuit. Globalement, le risque de cancer augmente de 19% pour les femmes travaillant de nuit pendant plusieurs années. Le risque est plus grand pour le cancer de la peau (41%), suivi par le cancer du sein (32%) et le cancer gastro-intestinal (18%).

Qui travaille de nuit ? Vous voyez déjà un impact ? Ce sont les questions que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites !"

À ce propos, Céline de Lesve travaille dans le milieu hospitalier en horaire temps plein de jour. Cependant, elle a constaté l'impact du travail de nuit sur des collègues : " L'année passée, deux de mes collègues ont déclaré un cancer du sein et ce sont effectivement des personnes qui travaillent de nuit depuis des années ". Pour Céline et pour l'oncologue avec lequel ses collègues ont discuté, il est clair que ce cancer est lié avec l'horaire de travail : " En discutant un petit peu avec l'oncologue c'est ce qu'il a été déclaré également. C'est une évidence. Le travail de nuit crée un dysfonctionnement du corps et le corps réagit ainsi ".

Ce qui est fatal selon Céline, c'est le rythme que nous nous infligeons et qui n'est pas adapté : " Le rythme est inversé. Le corps n'est pas fait pour vivre la nuit. Le corps vit la journée et se repose la nuit. Le rythme est ainsi fait pour le corps humain. Pour nous, c'est une épée de Damoclès au-dessus de la tête (...) La génération qui a déjà travaillé depuis des années dans un rythme inversé commence à présenter certaines pathologies et ce n'est pas toujours directement un cancer qui surgit mais c'est certain que le corps s'abîme ". Pour elle, il existe une solution : " Il faut limiter le travail de nuit. On essaie de ne pas faire ça toute sa carrière et, en tout cas, dans le milieu hospitalier, il faut pouvoir adapter son temps de travail ".

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