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Catherine de Tihange : "Il faut assouplir les règles car on a besoin d'un lien social"

Catherine : " "
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Catherine : " " - © Maskot - Getty Images/Maskot

Plusieurs voix se font entendre ; certaines pour demander un confinement plus strict, d’autres pour que les mesures actuelles soient simplement appliquées alors que la police a encore dû dresser des PV durant le week-end.

Avec les jours qui passent, le confinement vous semble-t-il toujours bien respecté ? Vous pouvez encore tenir sur la durée ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites". 

Voici quelques moments forts de l'émission...

"Il faut pouvoir sortir du confinement dans un état psychologique acceptable"

Catherine, une auditrice originaire de Tihange, en province de Liège, est intervenue sur notre antenne pour témoigner des complications engendrées par le confinement : "Le temps passe et il y a des relâchements et ceux-ci sont compréhensibles. Il existe une souffrance psychologique énorme pour les personnes qui vivent seules sans compagnon, sans enfants,... Je vois ces personnes souffrir et oui, certaines vont faire les courses tous les jours parce que c'est la seule façon de croiser quelqu'un et d'établir un contact. L'être humain ne peut pas vivre sans un lien social, c'est très difficile. Vivre sans toucher son compagnon et sans l'amour de ses proches c'est une souffrance psychologique terrible". 

Je vois mes patients pleurer

Catherine avoue qu'elle n'a pas attendu l'autorisation pour revoir son compagnon : "J'ai vu mon compagnon et c'était même avant qu'on en ait le droit. Ce n'est pas possible autrement. Je suis infirmière et je vois des personnes qui font la même chose. Je les comprends parce que je les vois pleurer. Ce sont des personnes âgées, leur vie est derrière elles mais leurs petits-enfants, c'est leur avenir. Il faut un peu de souplesse pour que les gens puissent sortir de ce confinement dans un état psychologique acceptable. C'est très compliqué pour certains. Il faut appliquer les règles d'hygiène et être conscients de ce qu'on fait mais je ne pense pas qu'un confinement plus strict règlerait le problème". 

"J'ai la boule au ventre de retourner travailler!"

Didier est originaire de Neufchâteau et ne comprend pas pourquoi certaines personnes continuent de sortir sans que cela soit nécessaire : "Avec ma femme, nous essayons de sortir le moins possible mais je vois que les gens reçoivent quand même pas mal de monde. Je suis chauffeur routier, je dois aller travailler et je n'ai qu'un masque au cas où le client me le demande. J'étais en congé la semaine dernière et aujourd'hui, j'ai la boule au ventre de reprendre".

Didier souhaiterait également que les citoyens ne considèrent pas le supermarché comme une sortie : "Les personnes n'ont qu'à regrouper leurs courses ou y aller une fois ou deux maximum. Certains sortent tous les jours pour aller acheter du pain par exemple. Avec ma femme, nous essayons de regrouper, nous achetons pour la semaine et nous faisons le minimum de déplacements". 

"Je ne sais pas si une amende changerait quelque chose"

Nous avons également recueilli le témoignage d'une personne souhaitant garder l'anonymat : "Dès le départ, le confinement n'a jamais été respecté chez mes voisins. Il y a toujours eu des présences chez eux : la famille, les amis… Mon mari et moi, nous ne sommes pas pour la délation et nous avons préféré l'ignorance. Pourtant, mon mari travaille dans une société de fabrication pour les matelas dans les homes et les hôpitaux. Quand il rentre à la maison, c'est la peur au ventre. Il enlève ses chaussures et met ses vêtements à la machine pour éviter de nous contaminer les enfants et moi".

Je ne sais pas comment faire comprendre la gravité de la situation aux gens qui ne respectent pas les règles

Un soir, notre témoin anonyme a reçu de la visite : "Des policiers ont sonné à la porte pour nous demander à qui était le véhicule devant chez nous. Il appartenait à l'un des visiteurs de nos voisins. Ils se sont tous cachés dans la remise du jardin. C'est comme ça tout le temps. J'ai tenté de discuter avec eux. Ils ne respectent pas les règles et me disent clairement qu'ils n'en ont rien à faire. Ils sont jeunes et leurs parents ne les raisonnent pas. S'ils ne comprennent pas la situation, est-ce qu'une amende va changer quelque chose ? Je ne sais pas comment faire comprendre la gravité de la situation à ces personnes". 

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et vous donnons RDV du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et la Une pour trois nouveaux débats.

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