C'est vous qui le dites

Du lundi au vendredi de 09:00 à 10:30 sur Vivacité

Plus d'infos

Cancer du sein : pourquoi rembourser une femme et pas un homme ?

L’INAMI refuse de prendre en charge le traitement contre le cancer du sein de Léopold qui est atteint de la maladie. Pourquoi ce traitement remboursé dans le cas d’un cancer du sein chez une femme ne l’est pas pour un homme ?

Léopold se bat contre un cancer du sein mais aussi contre une discrimination directe sur la base du sexe. Le traitement coûteux qu’il suit est pris en charge dans le cas d’un cancer de la prostate chez un homme, d’un cancer du sein chez une femme, mais pas pour lui. L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes considère qu’il est victime d’une discrimination directe sur la base du sexe. Pourquoi ce traitement remboursé dans le cas d’un cancer du sein chez une femme ne l’est pas pour un homme ?

Léopold Balhan, victime d'un cancer du sein : On a découvert le cancer du sein après ma phlébite. Au niveau du CHU de Liège, il avait été proposé un traitement d’hormonothérapie pendant 5 ans. Je pouvais avoir droit au médicament A mais il pouvait me plonger directement dans une crise cardiaque, AVC et problèmes circulatoires. Alors le collège des médecins du CHU de Liège a décidé de me proposer le traitement B qui est beaucoup plus léger pour mon organisme. Mais l’INAMI ne veut pas me rembourser ce médicament-là parce qu’il est pour la prostate chez l’homme et pour le cancer du sein chez la femme. Ils me disent qu’il n’y a pas suffisamment d’expérimentations faites pour pouvoir vous l’octroyer. "

Pour l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, il s’agit " d’un procédé qui est basé sur la discrimination entre les sexes ". La défense de l’INAMI a établi un calendrier pour les prochaines audiences mais il n’y a aucun début de décision pour le moment.

Léopold était entré en contact en décembre 2016 avec la Fédération contre le cancer et le directeur médical et scientifique lui a écrit que " faire des études sur des cancers rares pour apporter des évidences scientifiques se heurtent à deux difficultés majeures : le recrutement d’un nombre suffisant de malade est particulièrement difficile. Et le nombre limité de bénéficiaires potentiels n’encourage pas l’industrie pharmaceutique. "

Léopold ne perd pas espoir, il a le soutient morale du CHU de Liège et il pense avoir de grandes chances de gagner.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK