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Beaucoup trop de détention préventive en Belgique !

L’accusation de Pierre Chomé, avocat vedette : la justice belge abuse de la détention préventive, les juges l’utilisent comme moyen de pression sur les personnes fragiles et l’aiment encore bien comme peine anticipée c’est à dire avant le vrai jugement.

L'avocat spécialisé en droit pénal, Bruno Dayez, partage le point de vue de Pierre Chomé. Il va d'ailleurs plus loin. Pour lui, la détention préventive est un outil de "discrimination pénale" dont les juges disposent et qui participe à l'idéologie sécuritaire qui se met en place. "La détention préventive donne l'impression qu'on lutte contre la criminalité, qu'on conserve une certaine efficacité" nous dit l'avocat pénaliste. 

3 conditions pour la détention préventive

Un juge décidera de placer une personne en détention préventive s'il y a un risque de récidive, s'il y a un risque de fuite à l'étranger ou encore s'il y a un risque de collusion avec un tiers qui pourrait entraver le bon déroulement d'une enquête. 

Pour Bruno Dayez, "le sacro-saint risque de récidive est très arbitraire. C'est faire un pari sur l'avenir d'une personne. On crée une justice à deux vitesses". Il en veut pour exemple le fait que les criminels en col blanc écopent souvent de peines symboliques des années après les faits tandis que les petits délinquants sont jugés immédiatement et très sévèrement. 

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