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Béatrice : " S'il y a pénurie, c'est de la faute des parents ! "

La Chambre de la Pénurie de l’Enseignement s’est réunie en urgence hier et pour la première fois, il a été décidé de déclarer les métiers d’instituteurs primaire et maternelle comme étant en pénurie… Quel est le problème avec ces métiers ?

La situation est inédite et racontée dans L’Avenir ce matin. Il n’y a plus assez d’instituteurs et la Chambre de la Pénurie de l’Enseignement a dû se réunir en urgence pour trouver une solution. En déclarant les métiers d’instituteurs primaire et maternelle comme étant en pénurie - décision qui devra ensuite être validée par un arrêté du gouvernement wallon - l’accès à la formation d’instituteurs pourra être facilité ce qui à terme pourra éventuellement régler le problème même si cela ne dégage pas de solution à court terme. Quel est le problème avec ces métiers pour en arriver à une pénurie ?

Béatrice de Chaudfontaine enseigne dans le secondaire inférieur depuis 23 ans. Nommée, elle a essayé d’enseigner dans le primaire pendant une année. Actuellement, elle est en pause carrière : " Je suis fatiguée de l’enseignement. J’étais très très motivée. Même si on sait que les choses ont évolué, les parents travaillent de plus en plus parce que la vie est chère. Ils s’occupent de moins en moins de leurs enfants. Donc les enfants n’ont plus de limites chez eux. C’est juste infernal pour un enseignant qui doit en gérer 24 dans une classe ! "

Les parents sont l’une des causes de la pénurie selon Béatrice : " Il faut voir si les directions soutiennent leurs professeurs, ce qui n’est pas toujours le cas.  Les directions essayent d’avoir de plus en plus d’élèves dans leur école mais à n’importe quel prix. Ça devient vraiment compliqué. "

Comme une autre auditrice, Béatrice propose de régler le problème en permettant aux professeurs plus âgés de faire du tutorat pour les plus jeunes : " Les plus âgés ont moins cette énergie par rapport aux classes. Les jeunes sont plus doués au niveau des nouvelles technologies. Les nouveaux professeurs vont pouvoir collaborés avec les anciens. Je pense que cette idée de tutorat est vraiment à explorer. "

Beaucoup d’auditeurs ont pointé une mauvaise formation qui n'est pas adaptée à la réalité du métier. Mais Béatrice n’irait pas jusque-là : " C’est vrai que trouver un boulot en début de carrière n’est pas évident, même si on prétend le contraire. Les places stables ne sont pas si courantes. Maintenant, il y a des intérims à gauche et à droite. Si on veut avoir une vie stable, ce n’est pas attractif. "

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