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Aucun risque si les groupes d'achats à la ferme ne sont pas contrôlés par l'AFSCA ?

N’y a-t-il aucun risque à ce que l’AFSCA ne puisse pas effectuer de contrôles auprès des groupes d’achats de produits chez des producteurs alors qu’ils ont la possibilité de stocker des produits chez eux le temps que les acheteurs récupèrent leurs commandes ?

C’est une info à lire dans le journal Le Soir. Denis Ducarme, le ministre de tutelle de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire a décidé qu’il n’y aurait pas de contrôle auprès des groupes d’achats à la ferme qui achètent en grande quantité des légumes, produits laitiers ou viande, qui les stockent parfois avant que les commandes ne soient retirées par les acheteurs. N’y a-t-il aucun risque à ce que l’AFSCA ne puisse pas effectuer de contrôles auprès de ces groupes d’achats alors qu’ils ont la possibilité de stocker des légumes, des produits laitiers ou de la viande chez eux le temps que les acheteurs récupèrent leurs commandes ?

Denis Ducarme, ministre fédéral de l'Agriculture : " Si une maman fait les courses, elle n’est pas contrôlée par l’AFSCA. C’est l’opérateur privé qui est contrôlé. Les fermiers et les petits producteurs sont des opérateurs privés qui sont contrôlés par l’AFSCA sur l’ensemble de leurs produits afin d’assurer aux consommateurs que ceux-ci soient parfaitement conformes aux normes en vigueur. L’intermédiaire n’est pas dans une démarche à caractère commerciale. On ne peut pas faire de bénéficie ou de commerce. Il s’agit de donner la possibilité de donner aux gens qui n’ont pas la possibilité d’aller à la ferme tous les jours de se rassembler et acheter des légumes et des produits fermiers et de les partager. "

Le ministre rappelle que les groupes d’achats ne sont pas totalement à l’abri : " Si, à un moment donné, quelqu’un du groupe constate qu’un produit n’est pas conforme, il peut appeler l’AFSCA et il y aura un contrôle. Si un groupe d’achat collectif ne respecte pas les règle, il sera suspendu, on y veillera. "

Denis Ducarme ne le cache pas, son but est d’encourager les petits producteurs : " Quand je suis devenu ministre, j’ai dit que je voulais soutenir davantage les petits producteurs, les petits fermiers. Je sais que c’est une demande d’un certain nombre de personnes de pouvoir se rassembler afin d’avoir accès plus facilement à nos produits du terroir. Et je suis convaincu que ça va aider les petits producteurs par rapport à des dispositions qui seraient encore à prendre en faveur des petits producteurs. Je veillerai qu’on ne puisse pas traiter une entreprise où 200 personnes travaillent comme on traite un petit producteur qui travaille avec sa femme et son fils. Il faut un accompagnement, être plus proche d’eux tout en étant exigeant. "