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Anne-Marie : " Il y a des personnes qui ne sont pas contrôlées et ce sont toujours les mêmes ! "

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La semaine dernière, un restaurateur d’Awans s’est tiré une balle dans la bouche pour en finir avec la pression des contrôles fiscaux et des dettes. Pietro, 50 ans, est un miraculé. Son suicide n’a pas fonctionné et c’est depuis l’hôpital, où il faudra désormais reconstruire sa mâchoire, qu’il raconte à La Meuse son cauchemar fiscal. Pietro, patron de restaurant, raconte parfois trois contrôles sur un mois ; " Ça ne s’arrêtait pas " dit-il. Sa femme raconte 10 ans de fisc. Parfois, dit-elle, les enquêteurs se postaient devant le restaurant pour compter les clients. Puis un cercle infernal, il faut payer mais on ne paye pas, les intérêts s’accumulent. Pietro a du parfois payer 80.000€. Il reconnaît des erreurs mais ce qui l’a poussé au pire, c’est la dernière requête du fisc qui lui a proposé de verser 4500€ par mois. Entre les contrôles, les procès, la condamnation à 6 mois avec sursis… Pietro doit encore 50.000€ au fisc. Resto fermé. Mis en vente. Le 29 octobre, après voir muri son geste, il s’est tiré une balle dans la bouche.

Est-ce que les contrôles du fisc sont à ce point oppressants ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans " C'est vous qui le dites ! "

À ce propos, Anne-Marie de Waterloo dirige une entreprise et elle trouve que le fisc est oppressant : " Cela fait 12 ans que années après années, nous subissons la même chose que ce Monsieur. Et pour quoi ? Pour ne rien trouver parce que nous sommes très honnêtes. Nous avons un bilan transparent et nous n'avons pas de problème. C'est leur job de contrôler mais, après 12 ans, quand on s'aperçoit qu'ils sont payés grassement et qu'ils passent des heures et des heures pour trouver quelques centaines d'euros alors que ça coûte des milliers d'euros en comptabilité... Il faut savoir que notre comptable passe son temps avec eux dans son bureau à regarder toutes les factures et que nous perdons de l'argent chaque année. Nous avons moins de bénéfice parce qu'on a dû payer notre comptable des milliers d'euros pour ces contrôles ". Pour Anne-Marie, il est donc clair que c'est le fisc qui a poussé cet homme à ce geste extrême : " Ils auraient dû le lâcher depuis longtemps. Pour nous, c'est de l'acharnement alors que nous sommes honnêtes. En plus il y a des personnes qui ne sont pas contrôlées et ce sont toujours les mêmes ".

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