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Alessandro : "Les parents doivent prendre leurs responsabilités et accompagner leur fille !"

Alessandro : "Les parents doivent prendre leurs responsabilités et accompagner leur fille !"
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Alessandro : "Les parents doivent prendre leurs responsabilités et accompagner leur fille !" - © Tous droits réservés

" Suicide-toi, tu ne feras de peine à personne " : ce sont les mots reçus par une ado de 17 ans harcelée à Grâce-Hollogne. La priorité de sa maman est maintenant de la protéger… On peut vraiment protéger son enfant du harcèlement ?

Cela fait trois ans qu’une jeune fille de Grâce-Hollogne se fait harceler par une bande. C’est au moment où elle a arrêté de traîner avec le groupe que la situation est devenue compliquée. Il y a eu une agression physique, un message posté sur un site pornographique avec son adresse et son numéro de téléphone puis, ce message reçu il y a quelques jours : " Suicide-toi, tu ne feras de peine à personne ". La maman de la jeune fille témoigne dans La Meuse ce matin, elle a déposé des dizaines de plaintes, la direction de son école où elle ne se rend plus par peur est au courant de la situation, sa fille est suivie par un psychologue et aujourd’hui, sa priorité est de protéger sa fille.

Peut-on vraiment protéger son enfant du harcèlement ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites".

Alessandro, un auditeur originaire de Châtelineau, est intervenu sur notre antenne : "Je ne sais pas comment elle va la protéger mais ce n'est pas en l'enfermant à la maison ou en la coupant du monde que ça va s'arranger. Que fait le corps éducatif ? Moi, à l'époque, il y avait des éducateurs devant l'école ! Si des choses pareilles se passaient, ils étaient là. Et si ça se passe à l'arrêt de bus, les parents n'ont qu'à accompagner leur fille ! Le problème avec ces jeunes, c'est qu'il y a les réseaux sociaux. Je suis coach de basket et encore hier, une jeune fille filmait tous les gamins s'entraîner et ça la faisait rire de les voir "souffrir" parce qu'ils se donnaient du mal dans l'exercice mais donc où a-t-elle envoyé cette vidéo ? Sûrement sur les réseaux. Et sur le moment, je n'aurais pas su intervenir. [...] Les parents doivent prendre leurs responsabilités. Quant au corps professoral, si personne n'agit c'est de la non-assistance à personne en danger !"

"On a l’obligation de protéger nos enfants !"

Direction Mons où Aurore témoigne : "Personnellement, j'ai deux enfants et si j'étais dans cette situation avec eux - donc la police et le corps professoral qui sont au courant - et que je ne sais pas me rendre sur place ni mon mari, alors je demanderais à d'autres personnes de se déplacer pour moi et de faire peur aux harceleurs verbalement et si'l faut y retourner plusieurs fois, je le ferais !"

Enfin Jasmine intervient depuis Bruxelles : "On peut protéger son enfant quand on a conscience qu'il est en souffrance. Ce qui est effrayant et inacceptable c'est que les écoles ne prennent pas ce genre de situation en considération parce que pour elles, ce n'est jamais grave, c'est juste une chamaillerie. Moi, j'ai vécu cette situation pendant 4 ans - donc depuis la maternelle de ma fille jusqu'à ses 8 ans - et j'ai interpellé l'école et j'ai demandé des mesures. Nous avons l'obligation de venir en aide à nos enfants ! Moi, je l'ai protégée en l'écoutant, en la rassurant et en allant voir la directrice. Mais les parents se doivent trouver une façon de déposer leur fille et de la récupérer ou demander l'aide d'un membre de la famille mais nous ne pouvons pas laisser nos enfants se faire martyriser. Il est beaucoup plus facile de faire grandir un enfant que de réparer un adulte brisé ! Il y a toujours des possibilités ; il faut l’accompagner le temps que les jeunes comprennent que cet enfant est en sécurité et qu'on ne l'attaquera plus. L'année dernière encore, il y a eu tellement de cas et de suicides en bas âge que je trouve ça scandaleux que ça n’interpelle personne ! Aujourd'hui, il faut que ça cesse !"

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C'est vous qui le dites". 

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