C'est vous qui le dites

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Alain, à propos des filtres à l’entrée des établissements : "C’est une question de feeling"

Un homme accuse un établissement de racisme, l’entrée serait filtrée en fonction de la couleur de peau. Dans cette affaire, un homme explique que ses amis ont été refusés à l’entrée d’un établissement jusqu’à ce qu’il intervienne. Connaissant la direction, finalement ils ont pu rentrer mais l’incident se serait répété à plusieurs reprises, ce que nie totalement la direction de l’événement visé.

Plus globalement, intéressons-nous aux filtres à l’entrée des établissements, la direction doit-elle se réserver le droit d’entrée ? Si oui, sur base de quels critères ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

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© Peter M. Fisher – Getty Images

"Il y a des erreurs d’appréciation, c’est un fait"

Alain, un auditeur originaire de Bruxelles, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "J’ai tenu un établissement pendant plus de 18 ans et après quelque temps, on attrape une certaine psychologie. Certes, il y a des erreurs d’appréciation, c’est un fait. Mais il faut bien se mettre dans la tête que vous êtes responsable d’un établissement avec un certain nombre de personnes à l’intérieur et que quand ça se passe mal, ça peut très vite dégénérer. Financièrement, la soirée est ratée et en cas de bagarre, il y a le risque d’être blessé et de devoir fermer l’établissement."

La couleur de peau n’a jamais été un critère chez moi, je fais attention au langage, au comportement et à la tenue vestimentaire

"Je préfère me tromper que de mettre en péril mon établissement. Après quelque temps, on a comme un 6e sens. C’est une question de feeling, quand on voit les gens, certains comportements et la façon de parler ne trompent pas."

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© Patrik Giardino – Getty Images

"On nous demandait de trouver des excuses"

À Dinant, Nathalie nous partage son expérience : "Je suis agent de gardiennage depuis la fin des années 1980. Effectivement, on nous demandait de trouver des excuses pour ne pas faire rentrer certaines personnes. On nous demandait aussi de surveiller certaines nationalités à l’intérieur de l’établissement. Malheureusement, ces filtres existent, mais je suis étonnée qu’ils existent toujours malgré la législation. Je pense qu’afficher une liste des critères à l’entrée des établissements serait une solution pour réduire cette discrimination."

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© Flashpop – Getty Images

"On ne parlait pas de racisme comme on le fait maintenant"

Le débat se termine avec Jacqueline à Comblain-au-Pont, dans la province de Liège : "On peut refuser une entrée si on sait que ce sont des personnes violentes, mais la couleur de peau ne peut en aucun cas être un critère. Nous en avons eu l’expérience malheureuse, mon mari est italien et il y a 45 ans, il se faisait refouler à l’entrée des dancings. On nous demandait nos cartes d’identité et on lui disait méchamment : " Toi, tu restes dehors", alors que je pouvais rentrer. On repartait la tête basse car on n’était pas du tout soutenu, on ne parlait pas de racisme comme on le fait maintenant. Je pense que même si on affichait les critères à l’entrée des établissements, les gérants trouveraient d’autres excuses pour ne pas laisser entrer tout le monde."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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