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Action : " Nous ne cautionnons pas, il s'agit d'un comportement totalement inapproprié ! "

Un papa et son fils autiste qui tapait sur la caisse du magasin Action de Verviers ont été mis dehors par la gérante. C’est un comportement qui mérite qu’on soit viré d’un magasin ?

Si le papa a contacté Sudpresse c’est parce qu’il a été humilié par la scène qu’il a vécue au magasin Action de Verviers. Son fils qui est autiste et ne sait pas parler, s’exprime uniquement en faisant du bruit. Alors qu’il est à la caisse du magasin, son fils qui s’impatiente se met à taper sur un comptoir en métal. Selon le papa et un témoin, la gérante est sortie de son bureau en hurlant : " Dégage de mon magasin, toi et ton enfant ". La chaîne de magasin a réagi en expliquant que la gérante aurait demandé à une cliente qui se serait interposée de quitter les lieux et non pas au papa.

Est-ce un comportement qui mérite qu’on soit viré d’un magasin ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites".

Laura Carbone, directrice communication-marketing d'Action pour la Belgique francophone : " Nous étions très atteints d'apprendre cet événement. Une de nos collaboratrices a eu un comportement qu'on juge inapproprié à l'égard de ce papa et de son enfant. Nous sommes attentifs et vigilants sur ce type de comportement en direction de nos clients. Évidemment, c'est quelque chose que nous ne cautionnons pas, ce comportement n'est pas du tout représentatif des valeurs que nous souhaitons véhiculer et auxquelles nous croyons fortement dans notre groupe. Dans ces valeurs, on nomme le respect et nous tenons réellement à exprimer toutes nos excuses au nom du groupe pour ce comportement qui, encore une fois, est inapproprié ".

Selon Laura Carbone, il y aura des suites : " Des mesures internes vont être prises pour que cela ne se reproduise pas. Que ce soit de la part de nos responsables de nos magasins mais également des assistants et des collaborateurs du groupe. Pour le moment je ne peux pas développer les mesures qui seront prises en interne, une communication va être faite. Je ne peux pas vous donner plus de détails. Notre service client va contacter le papa pour discuter avec lui, prendre des nouvelles de l'enfant qui a forcément été choqué par ce comportement et évidemment des mesures seront prises derrière pour rectifier la situation ".

Pour Sophie de Seraing, il faut que des mesures soient prises : " Ce serait déjà un minimum de s'excuser. J'ai une fille autiste de 9 ans et je le vis au quotidien. Ce n'est pas pour ça que je lui hurle dessus et que je la mets dehors. Parfois, le regard des gens dans les magasins veut tout dire. Il y a quelques années d'ici j'aurais pris ma fille et je serais partie. Maintenant, j'assume, je les regarde et si ça ne leur convient pas, c'est eux qui prennent leurs courses et qui sortent du magasin. Ma fille n'y peut rien, elle a le droit d'aller dans des endroits comme tout le monde ". Jean-Paul de Fontaine-Valmont partage l'avis de Sophie : " Mon neveu est autiste, il ne sait pas parler. Quand il a besoin de quelque chose, il crie. C'est sa manière à lui de s'exprimer. Nous n'avons jamais été mis à la porte ".

Yves de Waremme est également le papa d'une petite fille autiste. Il comprend la volonté des clients d'avoir la paix quand ils font leur course mais il ne cautionne pas pour autant : " C'est normal de vouloir la tranquilité dans son magasin mais je ne peux pas accepter une situation pareille. Ma fille est impressionnante parce qu'elle est très grande et qu'elle peut faire du bruit mais ça dérange peu de personnes. S'il faut directement partir du magasin, ce n'est pas possible, c'est invivable ! " Quant à Chantale de Chiny, elle serait venue en aide à ce papa : " Nous sommes dans un monde de tolérance zéro. Si j'avais été dans ce magasin, j'aurais directement été vers l'enfant et j'aurais aidé. Le papa n'aurait jamais dû sortir, moi je ne sortirais jamais. La gérante aurait dû venir tout de suite pour voir ce qui se passait. C'est ça l'humanité ! ".

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C'est vous qui le dites".

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