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À La Louvière, des élèves se mettent dans la peau des réfugiés

À La Louvière, des élèves se mettent dans la peau des réfugiés
À La Louvière, des élèves se mettent dans la peau des réfugiés - © Tous droits réservés

Le jeu de rôle géant du Lycée Technique Maurice Herlemont de La Louvière est-il déplacé ? Les élèves dans la peau de réfugiés doivent loger sous tente jusqu’à demain et se font du même coup houspiller par les automobilistes qui dénoncent la présence d’un camp.

Le lycée, à l’initiative du prof de morale, avec l’aide de Fedasil, a donc plongé les 14-18 ans dans la vie des migrants : passeur, contrôle de passeport et puis le camp de fortune. Depuis mardi, ils logent dans un champ. À peine installé raconte La Province, un cortège de voitures se formait devant le camp. Une automobiliste a crié : allez-vous en…

Maurice Médici donne cours de morale au Lycée Maurice Herlémont à la section technique des Arts et Métiers. Il est l'organisateur de ce projet auquel 10 jeunes de 14 à 18 ans participent. Quand l’immersion a commencé, les étudiants avaient pour seule information un numéro de ligne de bus. Ils ont ensuite rencontré un passeur qui leur a confisqué leur nourriture, leur téléphone et leurs papiers. L'étape suivante était un interrogatoire mené par une équipe de Fedasil, l'agence Fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile.

Au moment de cette interview, les étudiants recevaient un résident de Fedasil Morlanwelz qui est venu leur raconter son histoire. "C'est une démarche citoyenne avant tout. Nous avons énormément d'échanges avec la population qui vient à notre rencontre, c'est un réel exercice de démocratie" explique Maurice Médici qui insiste sur le fait qu'il n'y a eu qu'une seule réaction négative.

Avant cette mise en situation, les étudiants ne comprenaient pas ce que pouvait être la vie d'un migrant et les obstacles rencontrés. Pour Maurice Médici, "ce n'est pas une téléréalité, c'est une mise en situation et c'est LA réalité" explique-t-il. 

L’objectif derrière ce projet, c'est de "casser les préjugés, on est dans un contexte où les migrants et les réfugiés sont les nouveaux boucs émissaires" regrette le professeur de morale.

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