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Plusieurs races de chats sont visées par une interdiction

Certaines races de chats sont atteintes d’hypertypes ou bien de maladies génétiques, dus aux pratiques de sélection des éleveurs, les chats sont alors en souffrance. Selon des acteurs de la protection animale, l’Union Wallonne pour la Protection animale (UWPA) et Gaia, ces races doivent être interdites.

Cela concerne des chats comme le scottish fold, le Munchkin.. C’est ce que l’on appelle des chats hypertypes, Cela signifie  l’accentuation à l’extrême de traits d’une race par les éleveurs, ce qui pose problème lorsque la santé et le bien être de l’animal sont atteints.

Pour le moment, ces races sont reproduites et peuvent s’acquérir en toute légalité en Wallonie.


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Un groupe de travail de 8 experts représentant les refuges et associations de protection animale, les vétérinaires et l'élevage se sont penchés sur la question à la demande du Conseil wallon du bien-être des animaux.

L’interdiction ne concerne que le futur, pas les chats qui vivent actuellement chez les particuliers.

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Scottish fold sitting © Eric Isselee

Quelles races seront interdites ?

L’interdiction en urgence vise la reproduction, l’importation et l’acquisition de plusieurs races comme le Scottish Fold ou le Muchkin

On y constate des problématiques graves, comme des problèmes de croissance, des atrophies…comme par exemple :

  • le Scottish Fold se reconnait à ses oreilles aplaties. Cela est dû à un problème de développement de cartilage, mais ce problème peut se développer dans tout le corps avec pour conséquence de l’arthrite chronique, ce sera un chat en souffrance.
  • le Muchkin est un chat avec des pattes naines, extrêmement raccourcies, qui ne font que quelques centimètres, ce qui pose un problème de mobilité.

Malheureusement chez nous ces animaux sont très recherchés. En Belgique, on estime qu’un foyer sur trois possède un tel chat, on atteint des milliers d’individus chaque année.

Pourquoi continuer à se faire reproduire des animaux qui vont développer de la souffrance, de l’inconfort, alors que les refuges sont saturés par l’accueil de milliers de chats chaque année ?

Selon Ann Degreff, directrice Générale de GAIA, " Le bon sens, l’éthique et le principe de précaution doivent prévaloir "

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