C'est pas fini

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Le cheval de trait en ville, le coup de gueule de Marianne Virlée dans "C’est pas fini "

Un cheval de trait de 17 ans s'est soudainement effondré et est mort lors d’une sortie à Bruges. Cela ne s’est jamais produit en trente ans. C’est un drame.

Le matin lors de l’examen médical quotidien, tout semblait aller bien. Ce cheval avait déjà plus de dix ans d’expérience avec l’attelage à Bruges et était l’un des chevaux les plus fiables. Il venait de se reposer quatre jours en pâturage. C’était son premier tour de la journée, cinq minutes plus tard, le cheval est tombé et a rapidement succombé. Une mort inexplicable. Son âge ne serait pas en cause. Certains des chevaux sont en service jusqu’à l’âge de 25 ans, la météo est également exclue, puisqu’il faisait à peine 18 degrés lors du drame.

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Un cheval de trait en ville, c’est utile ?

Ce triste fait divers nous amène à nous interroger sur la place d’un cheval de trait en ville.

Outre le côté touristique qui pourrait poser question, le cheval de trait peut jouer un rôle tant économique, environnemental que social.

A condition de trouver le bon cheval, il convient parfaitement pour des arrêts fréquents caractéristiques de la circulation en ville, et il passe là où des camions ne pourraient pas aller. Il apporte une image positive, rassurante, et peut créer des liens entre les personnes.

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© NICOLAS MAETERLINCK

Le cheval de trait moins présent dans nos paysages

En 1930, la Belgique comptait entre 230 et 250 000 chevaux de traits. Aujourd'hui, il n’en reste plus que 6.000. Et s'il en naît chaque année un bon millier, la plupart terminent en boucherie.

Les chevaux de traits belges servent surtout au débardage mais ils pourraient rendre plus de services.

L’Asbl ''Cheval et Forêt'' a décidé d'ouvrir un nouvel avenir citadin pour ces chevaux. Arrosage de plantations, ramassage de poubelles, entretiens de parc, les chevaux de traits travaillent lentement mais sans bruit.

Un des inconvénients est la conduite en ville de ces chevaux car ils sont vite distraits par des drapeaux, des couleurs inhabituelles, les bruits et surtout les voitures qui les doublent sans crier gare.

Quant aux déjections qui pourraient polluer, une bâche à l’arrière-train des chevaux recueille le crottin qui sert ensuite comme engrais. Bref une mobilité douce sans utiliser de carburant… serait-ce l’avenir ?

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