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L’armée belge est-elle un métier d’avenir ? Réponse avec notre ministre de la Défense Ludivine Dedonder

Les chiffres sont tombés, on dénombre 4993 candidats pour les fonctions qui font l’objet d’un appel d’offres dans l’armée belge. On recense une hausse de plus de 50% de candidats en un an. Mais l’armée belge, est-ce un métier d’avenir ? C’est la question que l’on s’est posée dans "C'est pas fini" sur VivaCité. Pour l’occasion, notre ministre de la défense Ludivine Dedonder a accepté de parler de différents sujets à propos de l’armée belge et de la défense.

Il est nécessaire de recruter de nouvelles personnes car la défense s’attend à voir partir 10.000 nouveaux pensionnés dans les cinq prochaines années. Pour combler ces départs, la défense espère embaucher 2000 personnes par an. "Sur le site de la Défense, Mil.be, il y a plus de 252 types de jobs différents à pourvoir pour les jeunes, l’avantage est que la Défense recherche des personnes diplômées mais aussi des personnes non-diplômées. L’objectif est d’offrir une formation aux jeunes, la Défense est un ascenseur social qui offre un travail et donc un futur aux jeunes" explique Ludivine Dedonder, ministre de la Défense.


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Il y a deux types de recrutements à la Défense : militaire et civile. Pour les militaires, le recrutement est plus rapide, les candidats doivent passer une série de tests physique, psychologique et un test psychosocial. Pour la ministre "la Défense a besoin de personnel rapidement et les jeunes ont, eux, besoin d’emploi. L’armée participe donc à la relance".

Pour les civils, c’est différent il faut passer les examens du SELOR et là c’est plus long. "Il y a des examens car la défense veut s’assurer que les personnes qui sont acceptées en valent la peine. Les recruteurs veulent avoir les meilleurs avec eux ou bien trouver ceux qui pourront le devenir et les former" explique Ludivine Dedonder. La ministre regrette juste que l’armée belge ne soit pas plus mixte. Effectivement, il y a aujourd’hui 11,56% de femmes dans l’armée. "L’armée doit représenter la société comme elle est aujourd’hui" dit-elle.

Problème de désinvestissement

Le problème à la défense est qu’il y a eu un désinvestissement en Belgique. Alors que l’OTAN demande que tous les pays mettent 2% de son PIB à contribution de l’armée, la Belgique ne met que 1% à disposition. Même si c’est déjà pas mal pour un pays comme la Belgique, notre ministre de la défense a demandé que d’ici 2024, la Belgique mette au moins 1,24% à disposition de la défense. Cette augmentation de budget permettrait de pouvoir faire toutes les missions que ce soit à l’étranger ou sur notre territoire. Comme elle l’explique, les militaires ne sont pas là que pour aider les autres pays. Il y a beaucoup de missions sur nos terres et les militaires seront toujours là pour aider la population. Comme par exemple au moment des attentats où nous voyions des militaires en rues pour rassurer la population ou pendant la crise sanitaire que nous vivions : "J’ai voulu que les militaires soient aussi actifs dans la crise du coronavirus, nous monopolisons des militaires dans les centres de soins et dans la campagne de vaccination" précise Ludivine Dedonder.


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Et même si la cote de popularité de l’armée est assez bonne en Belgique, la ministre de la défense pense qu’il faut encore plus montrer ce que l’armée a à offrir à la population. Elle aimerait aussi refaire des défilés militaires le 21 juillet quand cela sera à nouveau possible, afin de mettre à l’honneur toutes ces personnes qui servent notre pays.

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