C'est l'heure de l'apéro

Plus d'infos

GRANDGEORGE : "La culture et l’événementiel méritent autant de l’aide que d’autres secteurs"

C’est sous le soleil de Forges-Philippe, à un jet de pierre de l’Abbaye de Scourmont, que nous avons rencontré GRANDGEORGE, le chanteur de So Fine et Sunny Anyway pour un apéro tout en décontraction.

Alors que l’été s’annonçait meurtrier d’un point de vue social pour les professionnels du spectacle et mortel d’un point de vue musical pour les fans de festival, GRANDGEORGE a eu l’idée un peu folle de reconfiner toute son équipe – musiciens, régisseurs, ingénieur du son – pour 3 semaines dans l’endroit – de rêve - où il devait se marier en septembre si le coronavirus n’avait pas fait son apparition. La ferme du Dixième, posée entre les champs et la forêt dans un calme habituellement tout monacal, a donc été transformée en un studio d’enregistrement dans son ancienne grange et en joyeuse colonie de vacances dans la partie gîte. Objectif, enregistrer un album. Ni plus ni moins. En 3 semaines. Un défi de taille pour l’artiste français devenu pratiquement belge qui pour le coup a souhaité troquer sa casquette de chanteur solo pour celle de membre d’un collectif parmi les autres. Le nom de ce projet : B-Side Experience.

1 images
Thomas Simonis a retrouvé GRANDGEORGE à Forges-Philippe pour l’apéro. © RTBF

Lorsque nous rencontrons GRANDGEORGE et son équipe à l’heure de l’apéro, 6 chansons sont pratiquement terminées. Une prouesse quand on sait que le 1er juillet, pas un mot ni une note n’était écrit en vue de cette résidence, selon le terme consacré dans l’industrie de la musique. Sur les réseaux sociaux de la B-Side Experience (instagram&facebook), il est possible de suivre la création des nouveaux titres presque pas à pas et surtout d’entendre des bribes des nouveaux titres. D’après le chanteur, il ne faudra pas trop attendre pour découvrir ces chansons, sur scène notamment, car l’équipe reprend la route dès le 21 juillet à Villers-la-Ville.

Cependant, tout cela a un prix. Et GRANDGEORGE de prendre sa casquette d’entrepreneur et d’insister pour un changement de paradigme dans la façon dont le monde politique perçoit les secteurs de l’événementiel et de la musique : " Il n’y a aucune raison de considérer le secteur artistique comme un secteur économique à part, qui a besoin uniquement d’être subsidié. C’est un secteur d’activité dynamique, qui génère de l’argent et crée des milliers d’emplois. Au même titre que des industries comme l’automobile et l’aérien. Les artistes et les techniciens ont été les premiers impactés et seront les derniers à se remettre au travail. L’important n’est donc pas de subsidier la culture – je n’aime pas trop l’idée d’artiste subsidié – mais d’enfin reconnaître ce secteur comme essentiel à l’économie du pays ni plus ni moins que d’autres".

La B-Side experience est à suivre sur les réseaux sociaux, Facebook et Instagram.

Cliquez ici pour entendre toute l’interview de GRANDGEOREGE

Retrouvez C’est l’heure de l’apéro chaque jour, du lundi au vendredi de 18h à 20h sur VivaCité

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK