"Super Nanas": Sara, Ophélie, Cathy et Fanny se confient dans une interview exclusive

Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, Sara De Paduwa, Ophélie Fontana, Cathy Immelen et Fanny Jandrain ont joint leur force pour une émission spéciale, Super Nanas, diffusée ce dimanche 8 mars de 14h à 16h en radio sur VivaCité et sur Auvio.

Ce sont vos animatrices du quotidien, vous les retrouvez presque tous les jours de la semaine en radio sur VivaCité ou en télé sur la Une dans différentes émissions de la RTBF. Elles incarnent sans aucun doute les figures féminines marquantes des médias du service public.

L'envie de mettre les femmes à l'honneur et de collaborer ensemble

Pour la toute première fois, vous les retrouverez toutes ensemble à l'antenne de VivaCité lors de la Journée internationale des droits des femmes pour une émission spéciale.

Toutes ont répondu très positivement à ce projet et assurent déjà en ressortir une belle expérience. Sara De Paduwa, aux commandes de l'émission, témoigne ainsi : "J'ai accepté sans hésiter. C'est bien de mettre les femmes à l'honneur. En plus on m'a tout de suite parlé de Cathy, Ophélie et Fanny et ce sont des filles que j'apprécie énormément".

Ophélie Fontana a participé à l'émission pour les mêmes raisons : "Le thème est un thème intemporel qui m'intéresse, qui me concerne en tant que femme. C'est chouette d'avoir la possibilité de travailler avec des amies, des copines. (...) J'ai vraiment le sentiment que l'alchimie s'est opérée sur antenne pendant l'enregistrement de l'émission".

Le constat s'avère identique pour Cathy Immelen, madame cinéma de la RTBF, qui voit aussi une autre opportunité que celle de parler de 7ème art : "Je me considère comme une journaliste avant tout et cela fait toujours du bien d'explorer d'autres territoires. Surtout, c'était avec trois copines, trois animatrices avec qui je m'entends extrêmement bien".

Fanny Jandrain apprécie elle aussi cette équipe 100% femmes à la radio : "Il faut marquer le coup lors de ces journées et puis c'était une chouette team. On peut être fière d'être femme et fière de pouvoir faire une émission avec uniquement des femmes autour de la table".

4 images
© Tous droits réservés

Les femmes inspirantes... du quotidien

La thématique rassembleuse autour des droits des femmes a sans conteste renforcé les liens entre les quatre "Super nanas" de VivaCité. Ce sujet les inspire toutes les quatre grandement. Toutes puisent leur inspiration dans le "combat" incessant de certaines femmes en particulier. Pour Sara, la figure de Simone Veil est importante, "qui avait la classe incarnée, une suprême intelligence". Mais les femmes inspirantes pour les animatrices sont surtout celles du quotidien. Pour Sara De Paduwa, une femme retient son admiration :

Il y a la grand-mère de mon homme dont j'étais très proche et c'est pour cela que ma fille porte son nom. Elle s'appelle Louise.

De manière générale, l'animatrice du 6-8 se dit intriguée "par la force de caractère de certaines femmes et les choses qu'elles peuvent faire, les combats qu'elles peuvent mener tout en étant mère de famille avec plein de choses à faire". Elle résume : "L'engagement de certaines m'épate".

Cathy Immelen abonde dans ce sens : "Avec tout ce qui s'est passé avec les César, Adèle Haenel ou Virginie Despentes il y a de l'inspiration aussi, mais pour moi, les femmes inspirantes sont plutôt les petites héroïnes du quotidien. C'est ma maman, des mamans qui essaient de se débrouiller, des copines qui arrivent à allier travail, vie familiale et professionnelle, qui font leur maximum, cela m'inspire beaucoup et pas forcément les gens connus".

Fanny Jandrain de son côté prône une vision universelle :

Toutes les femmes sont inspirantes. J'aime ces femmes qui ont des combats, dans n'importe quel domaine.

Elle développe : "J'aime les femmes que l'on va rencontrer en allant faire nos courses ou peu importe avec le métier que l'on fait on rencontre souvent des gens. Toutes les femmes qui ont un combat, des idées, qui sont féministes et qui assument leur féminité, j'aime tout cela. Je suis maman de trois filles. J'aime les femmes, ce qu'elle apportent, le pouvoir des femmes. On a un pouvoir extraordinaire et les femmes qui ne s'en rendent pas compte je les aime aussi parce qu'il y a cette pureté et l'envie de leur dire : 'tu ne te rends pas compte du pouvoir que tu as'". Son message est donc le suivant, une femme a une force de caractère que l'homme n'a pas : "Tu as une force en toi. On a un pouvoir extraordinaire en tant que femme".

L'animatrice de La Récré de Midi et chroniqueuse des Pigeons porte aussi un message fédérateur pour les femmes et les hommes : "Il ne faut pas oublier aussi les hommes qui nous entourent. Je suis fière d'être une femme et si je suis la femme que je suis aujourd'hui, c'est parce que j'ai été élevée par un papa en or qui a su tirer en nous le maximum de possibilités, donner la force de revendiquer nos droits et d'être fières d'être femmes. Je suis entourée aussi d'un homme qui fait tout que pour moi en tant que femme je me sente épanouie. Je pense qu'on doit dire qu'on est heureuse d'être des femmes mais il ne faut pas oublier une chose, c'est que les hommes qui nous entourent font de nous des femmes extraordinaires".

Des invitées au parcours atypique et rassembleur

4 images
© Tous droits réservés

Sara De Paduwa animera l'émission "Super nanas" tandis qu'Ophélie Fontana, Cathy Immelen et Fanny Jandrain joueront le rôle des chroniqueuses. Ces trois dernières recevront toutes une invitée en particulier qui illustre au quotidien l'émancipation de la femme et qui souligne l'importance des droits des femmes dans la société.

Ophélie Fontana a préféré mettre en lumière une femme non médiatisée. Elle affirme : 

J'avais envie de rendre hommage à la femme de tous les jours qu'on est toutes finalement. Des femmes qui font plein de choses dans la discrétion, qui ne sont pas médiatisées et on avait l'occasion de mettre un coup de projecteur sur ces femmes normales entre guillemets, sans que ce soit péjoratif.

Fanny Jandrain, outre une chronique conso sur la taxe rose, a choisi sa maman dont l'histoire est inspirante à plus d'un titre. "Elle a eu un super chouette parcours professionnel. En tant que femme elle a toujours été impliquée de par sa grand-mère et par cette avocate franco-tunisienne, Gisèle Halimi, qui s'est toujours battue pour les droits des femmes. Le parcours de ma maman c'était l'occasion d'en parler avec elle, même si ouvertement on en parle et que son histoire on la connaît depuis qu'on est petite dans ma famille".

Cathy Immelen a saisi l'opportunité de sortir de son milieu de prédilection, le cinéma, et a orienté son choix vers... une personnalité sportive au vécu hors du commun. "Thalya Culot m'a très fortement interpellée. C'est une jeune fille de 16 ans qui pratique la boxe thaï, qui a commencé il y a quatre ans seulement et qui est déjà championne de Belgique et championne du monde. Elle va peut-être nous représenter aux JO". La jeune boxeuse a subi du harcèlement scolaire et pour s'en sortir, elle s'est mise à ce sport de combat.

"Elle se faisait bousculer, il y avait de la violence. Son papa lui a dit: 'fais du sport pour prendre un peu confiance en toi, pour avoir une activité pour te défouler' et cela lui a tellement plu, elle avait tellement de rage et de choses à sortir qu'elle est devenue une championne très très vite". Elle ajoute : 

Thalya Culot casse vraiment tous les clichés parce qu'elle étudie l'esthétique. Elle est super mignonne et toute délicate et en même temps elle pète des nez à la boxe thaï.

Ophélie Fontana s'est aussi exprimée sur son propre métier de journaliste pour la télévision. La place des femmes est de plus en plus respectée mais il y a encore du chemin à parcourir explique-t-elle. Elle lance : "En Belgique on n'est pas trop mal loties, il y a pas mal de femmes à la télévision, dans le secteur de l'information, des journaux télévisés. On est à 45% de femmes pour 55% d'hommes. On n'est pas très loin d'une certaine équité".

Ophélie nuance toutefois :

Il y a des domaines dans le monde télévisuel chez nous, où le bas blesse, celui du journalisme sportif. Il n'y a que 5% de femmes affiliées à l'association des journalistes sportifs donc il y a encore beaucoup de boulot à faire.

Elle prend aussi du recul à ce sujet : "Au-delà de cela, il y a plein de pays qui nous entourent où les clichés ont encore la vie dure. Si on prend en Italie, pour les journalistes sportifs, la femme c'est encore la bimbo, la potiche. Même dans des pays européens il y a donc encore des stéréotypes qui persistent. Par ailleurs, il faut se rendre compte qu'on a beaucoup de chance en Belgique par rapport à la place de la femme dans les médias, dans l'info en particulier. En Arabie Saoudite, c'est seulement depuis un an et demi qu'une femme présente les infos. En Corée du Sud, c'est même encore plus récent. Cela remonte seulement à quelques semaines. Nous avons fait du chemin, mais il y a des pays où tout reste encore à faire".

Outre ces invitées, vous découvrirez également des interviews d'invitées exclusives dont Zidani et Lara Fabian. Un homme aussi, Maxime, sera à l'honneur. Il apportera son témoignage d'homme travaillant dans un environnement connoté féminin.

C'est quoi une super nana ?

4 images
© Tous droits réservés

Sara, Ophélie, Cathy et Fanny sont un peu vos super nanas du quotidien que vous écoutez sur VivaCité ou regardez sur la Une. Mais pour elles, c'est quoi au juste être une "super nana" ?

Pour Fanny Jandrain, ce terme correspond à sa vision stipulant que toutes les femmes sont inspirantes. Elle affirme : "Des super nanas ce sont toutes les femmes qui seront autour de cette table, toutes les femmes qui seront présentes aussi, les invitées, les auditrices qui nous écouteront et les gens qui iront nous voir sur Auvio. Les Super nanas c'est ce qu'on est toutes en tant que femme ou quand on est petite fille".

Ophélie Fontana a la même vision : "Les femmes sont toutes des super nanas comme les hommes sont tous des super mecs." Elle espère qu'une telle journée ne devrait d'ailleurs plus avoir lieu, ce qui signalerait que nous sommes enfin arrivés à l'équité homme-femme. Elle assure :

C'est génial de mettre en avant des super nanas. Cela le serait encore plus le jour où on ne devra plus faire de distinction. On est encore obligé de faire des focus sur la Journée de la femme.

Cathy Immelen a de son côté un avis plus nuancé sur cette journée des droits des femmes. Selon elle, nous sommes d'abord des êtres humains avant d'être homme ou femme : "Je suis plutôt humaniste que féministe. (...) Une super nana pour moi c'est être une super personne d'abord, du sexe féminin certes, mais je ne fais pas trop de différenciations et je n'ai jamais souffert du fait d'être une femme, j'en suis très fière et je ne voudrais absolument pas être un homme".

Selon Sara De Paduwa, être une super nana, c'est une sorte d'état d'esprit. Elle explique : "Je crois beaucoup à l'intelligence, mais pas de chiffre ou sur papier, à savoir faculté de pouvoir s'adapter dans n'importe quelle situation et d'en retirer le meilleur. Pour moi c'est cela, une super nana. C'est celle qui arrive à retirer le meilleur quelle que soit la situation. Ce n'est pas tellement une fiche d'identité, avec une fonction, dire : 'j'ai quatre gosses et je gère tout'. C'est vraiment peut-être une femme qui a vécu, souffert et qui a su s'en relever".

Le rendez-vous à ne pas manquer, ce dimanche 8 mars

Pour cette Journée des droits des femmes, on espère donc que toutes les super nanas puissent se relever dans leur vie et se rendre compte à quel point elles façonnent le monde à elles seules. Ces quatre wonder women de la RTBF, au travers de cet entretien croisé, ont exposé leur point de vue avec envie et conviction. Elles aussi vous inspirent, nous inspirent. C'est pourquoi cette émission spéciale devrait toucher toute femme quelle qu'elle soit mais aussi tout homme.

Rendez-vous donc ce dimanche 8 mars à 14h00 pour écouter cette émission pleine de "Super Nanas" sur VivaCité et sur Auvio.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK