Respect et tristesse pour Renaud aux Francos...

Respect et tristesse pour Renaud aux Francos...
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C'est en avance sur l'horaire prévu et devant un public clairsemé que Renaud est monté hier sur la scène Pierre Rapsat. Un show semblable à celui qu'il nous avait proposé à Forest National, même si plus court, festival oblige.

A la sortie, on ne peut qu'avoir du respect pour le bonhomme. Respect parce qu'il nous a livré une pluie de bonnes chansons : Mistral gagnant, Dans mon HLM, Manu, Dès que le vent soufflera, Marchand de cailloux, Morgane de toi... Des titres qui ont accompagné nos vies.

Mais on en ressort aussi avec tristesse. Après plus de 100 concerts, la voix est encore plus abîmée qu'au début de la tournée. On peine à écouter les textes des chansons. Les deux écrans géants ne servent pas non plus le chanteur. On le découvre en gros plan affaibli et tremblotant, quasi absent.

Heureusement, le groupe derrière Renaud joue excessivement bien, les arrangements sont costauds. Et les projections en fond de scène, même réduites par rapport à ce qu'il proposait en salles, font toujours effet.

Respect et tristesse donc.

Un mot enfin sur Gauvain Sers, qui accompagne Renaud sur toutes les premières parties du Phoenix tour. Il nous a livré un set d'une demi-heure. Une poignée de chansons de son premier album, Pourvu. Des textes bien écrits qui font honneur à la chanson française sur des mélodies peut-être un peu trop semblables. Gauvain se révèle sur scène, emballant en 5/6 titres le public qui ne le connaît pas forcément. La connexion entre lui et le public se crée de façon quasi instantanée. Un talent à suivre de près...