Rassemblement au Bois de la Cambre : "Il faut arrêter ces gens et les emmener dans des cellules Covid"

C’était au départ un canular, c’est devenu un rassemblement qui a dégénéré hier au Bois de La Cambre à Bruxelles. Il y a quelques semaines un événement a été annoncé sur Facebook promettant la venue de DJ aux noms inventés. Malgré l’absence d’événement réel, de nombreux jeunes se sont réunis pour faire la fête ce qui a forcé la police à intervenir, d’abord en douceur, avant ensuite de faire appel à la police montée, de disperser la foule avec du gaz lacrymogène et faire usage des autopompes. Des policiers, des chevaux et des manifestants ont été blessés, 22 personnes ont été arrêtées.

Quel est votre sentiment après les événements d’hier soir ?

Voici quelques moments forts de l'émission...

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Replay CVQLD © FRANCOIS WALSCHAERTS - AFP

"Je suis outré et scandalisé !"

Mario, un auditeur originaire de Roulers, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "Je suis outré, scandalisé. Cela fait un an qu'on vit cette situation. Je peux comprendre que les gens en ont marre et qu'ils veulent prendre un peu l'air mais, malheureusement, il faut revenir à la réalité. En ce moment pénible, il y a beaucoup de familles qui ont perdu des proches, moi y compris. Mon petit frère est décédé. C'est vrai qu'il avait des problèmes cardiaques, c'était une personne à risque et il s'est battu. Il a été hospitalisé pour une opération banale, un changement de pacemaker et il a attrapé le Covid. Je ne sais pas s'il l'a contracté chez lui, en venant ou en rentrant sur la route mais j'ai perdu mon frère."

Il faut arrêter ces gens et les emmener dans des cellules Covid

"Les règles doivent être respectées. Les images peuvent être choquantes mais si les gens n'ont pas compris, comment voulez-vous qu'on fasse passer le message ? Il faut arrêter ces gens et les emmener dans des cellules Covid. Peut-être que là ils verront la réalité des choses. Il faut montrer et faire des reportages. Je sais qu'il y en a déjà eu mais, malgré tout, les gens ne comprennent pas et ne se rendent pas compte de la situation. Soyons unis, respectons les règles parce qu'il y aura encore des familles endeuillées !" 

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Replay CVQLD © HATIM KAGHAT - BELGA

"La police a tendu un piège"

Du côté de Wezembeek-Oppem, Mike trouve que la police n'a pas assez averti la population qu'il fallait partir : "J'étais sur place et les choses se passaient très calmement. Une voiture de police passait un message disant qu'il fallait quitter les lieux. Beaucoup de personnes étaient assises dans l'herbe. D'autres faisaient leur sport. Peu de temps après que le message ait été diffusé, toute une armée de policiers est arrivée avec des boucliers. Les gens se sont levés et ont commencé à les huer. Ils sont rentrés directement dans le tas, ça a été très vite !"

Le message n'était pas assez clair 

"Les policiers auraient peut-être dû plus appuyer sur l'avertissement plutôt que de venir armés de cette manière avec des autopompes. Pour moi, le message pour nous dire de nous disperser et de rentrer chez nous n'est pas assez bien passé. Ils devaient tester les jeunes recrues de la police pour voir s'ils sont capables de gérer des situations où il pourrait y avoir des débordements. La police n'aurait pas dû nous affronter comme ça et juste faire passer un message tranquillement. Les gens se seraient dispersés". 

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Replay CVQLD © HATIM KAGHAT - BELGA

"Je suis totalement révoltée !"

Le débat se conclut à Liège avec Juliana : "Je suis totalement révoltée. Les frustrés dans l'histoire ce sont les adultes qui envoient des jeunes au front, des jeunes qui ne sont pas très avertis, poisson d'avril ou pas. J'ai perdu six amis et des proches à cause du Covid. De plus, il n'y a pas que les jeunes qui perdent une partie de leur vie. Les plus âgés aussi perdent une partie du temps qui leur reste après avoir travaillé 40 ans. Il faudrait quand même qu'on mette un point d'honneur à ça. Ce sont des adultes qui donnent rendez-vous à des jeunes de 12,14,16 ans et comme ils ne sont pas responsables vis-à-vis de la loi, ce sont eux qu'on va emprisonner pour un jour. En attendant, il y a des policiers qui ne sont que des pères de famille qui travaillent et des chevaux qui n'ont absolument rien fait à personne qui sont blessés". 

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C'est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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