Quel sapin de Noël choisir ?

Notre séquence en collaboration avec l'asbl ECOCONSO  : il est question ce mercredi de ... sapin de Noël. 

Sapin naturel ou artificiel ?

 Ann Wulf d'Ecoconso propose quelques infos pour choisir l’option la plus écologique  : "D’abord, si vous avez déjà un sapin artificiel, réutilisez-le !!" 

"Il n’y a pas photo, c’est le choix le plus polluant. Un faux sapin c’est du plastique et de l’aluminium, qu’il a fallu produire et transformer puis transporter sur une longue distance puisqu’ils sont généralement fabriqués en Asie. Pour amortir son impact environnemental, on doit le conserver vraiment longtemps : entre 5 ans et 20 ans minimum, selon les études. Or, en moyenne, on ne le garderait que 6 ans"

Naturel ?

La Wallonie est un très grand producteur. Ce qui veut dire qu’on trouve beaucoup de sapins locaux.  "Il y a pas mal de préoccupations à cause de l’utilisation de pesticides et d’engrais synthétiques, des atteintes de ces monocultures à la biodiversité, l’utilisation des terres alors que 80% de notre production de sapins part à l’exportation…   Même si les pratiques évoluent et s’améliorent, par exemple avec des producteurs qui pour désherber entre les sapins utilisent des moutons plutôt que des désherbants chimiques"

L’outsider : l’arbre de Noël alternatif

"C’est un sapin réutilisable fabriqué avec des matériaux naturels ou de récup. Par exemple en palettes en bois, en branches ou même de façon très créative avec du carton de récup, des livres, des cintres ou juste en dessinant les silhouettes du sapin sur un mur avec une guirlande lumineuse. Certains transforment aussi l’une de leurs plantes d’intérieur en arbre de Noël.  Il y a plein d’idées sur Internet pour le fabriquer soi-même".

Quelques conseils pour bien choisir si on est plutôt dans l’équipe « sapin naturel »

"On opte pour un sapin belge. On peut chercher le petit logo " Véritable ", marque déposée par les producteurs de sapins de Noël ardennais. Et depuis 2 ans, il existe aussi une version " Véritable et éco-responsable ", qui montre que le producteur a souscrit à une charte pour une culture plus écologique. À Anhée, près de Namur, il y a même un producteur qui cultive en agroécologie et où l’on peut couper son sapin soi-même si on veut. Il vend aussi à différents endroits du Namurois et du Brabant wallon.  On choisit aussi plutôt un sapin cloué sur un support que vendu avec sa motte. D’abord les chances de reprise si on le replante sont assez minces et puis quand on emmène la motte, on appauvrit à chaque fois un peu plus le sol.  Et enfin on évite les sapins floqués, c'est-dire avec de la fausse neige. Ce sera impossible de le mettre à la collecte des sapins en janvier."

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