Pour Paul, il faut une annonce en néerlandais en Flandre et en français en Wallonie !

Paul : "
Paul : " - © Tous droits réservés

La commune francophone de Mont-de-l’Enclus veut interdire les panneaux immobiliers en néerlandais. Du néerlandais dans une commune francophone, c’est un scandale ?

Aujourd’hui, 50% des habitants de Mont-de-L’Enclus sont néerlandophones et le marché immobilier s’adresse parfois particulièrement à cette clientèle avec des panneaux exclusivement en néerlandais mais le bourgmestre n’en veut plus. " Parce que Mont-de-L’Enclus reste avant tout une commune francophone " dit-il ce matin dans Nord Eclair. Il tolèrera les panneaux bilingues mais les affiches exclusivement en néerlandais seront bannies du territoire au risque de se voir infliger une amende.

Du néerlandais dans une commune francophone, c’est un scandale ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites".

À ce propos, pour Paul de Tournai : "Ce n'est pas un scandale dans le sens où l'un des versants du Mont-de-l'Enclus est flamand à la frontière linguistique et l'autre versant est francophone. Ce qui fait que tout est bilingue au Mont-de-l'Enclus (...) Ils devraient donc mettre les annonces de location dans les deux langues ce qui serait, je dirais, plus logique. Maintenant, si c'est en néerlandais c'est parce que le Mont-de-l'Enclus est fort occupé par le côté flamand. Dans les Ardennes, c'est plus logique parce que c'est la Wallonie profonde mais, ici, on est à cheval sur les deux. J'y promène régulièrement mes chiens et c'est vrai que, quand on se balade, on rencontre énormément de néerlandophones. Il y a aussi beaucoup de Français mais pas tellement de Wallons. Par exemple, quand on va en Flandre à la côte, il est marqué "Te huur" et "Te koop" et je respecte parce que c'est en Flandre. Mais en Wallonie profonde il faut que ça soit en Français".

Brigitte de Mechelen ne partage pas l'avis de Paul ce matin. Pour elle, le problème se situe sur le plan scolaire : "Je pense qu'il faudrait que tout soit bilingue. J'habite à Mechelen et j'ai eu un problème avec l'eau. J'ai donc appelé et on n'a pas voulu me parler en français et j'ai dû recourir à un traducteur (...) On devrait apprendre à tout le monde à parler les deux langues à l'école et tout ce cirque avec les politiques s'arrêterait. En réalité, on s'en fiche : on est Belge ! (...) Qu'est-ce que ça change pour eux de le mettre dans les deux langues ?".

"Uniquement en néerlandais, ça me choque énormément !"

En revanche, pour Jeaninne de Vresse-sur-Semois, c'est un véritable scandale : "Uniquement en néerlandais, ça me choque énormément ! Dans la région de Vresse-sur-Semois, il y a énormément de locations de gîtes, des hôtels ou encore des maisons qui ont été mises en vente parce que les personnes étaient âgées et elles ont été achetées par des néerlandophones qui en ont fait des gîtes. Mais les annonces de ces gîtes sont uniquement en néerlandais. Un francophone est incapable de connaître la disposition de ce gîte à louer (...) Dans les deux langues, je suis tout à fait d'accord mais uniquement en néerlandais, non je n'accepte pas. Et je suis tout à fait d'accord avec le bourgmestre de cette commune qui a pris cette décision et qui exige que ce soit dans les deux langues. C'est malheureux que dans les Ardennes, on n'exige pas la même chose parce que vous ne pourriez pas faire cela en Flandre (...) Cela me dérange qu'un francophone qui ne connaît pas le néerlandais veuille aller dans les Ardennes belges sans comprendre ce qu'il va louer".

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C'est vous qui le dites".

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK