Optimisez la biodiversité dans votre jardin.

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Polliniser les fleurs, équilibrer les indésirables, entretenir le sol… La clé d’un jardin en bonne santé, c’est la biodiversité.  

Cette multitude d’animaux et de plantes sont les meilleurs alliés pour un jardin écologique. Chacun y trouve son équilibre de façon naturelle. C’est aussi une bonne prévention contre les soucis et les indésirables au jardin, au potager ou au verger, qui permettra de surcroît de recourir aux pesticides. 

En ville comme à la campagne, voici quelques gestes simples qui permettent de favoriser la biodiversité au jardin.

Intégrer des plantes indigènes...

Les plantes indigènes poussent de façon naturelle en Belgique. Les espèces locales sont adaptées à leur région (climat, saisons…). C’est pourquoi elles sont plus résistantes que les espèces exotiques, demandent moins d’arrosage, moins de soins, d’engrais…

La faune connaît aussi très bien les plantes locales. Les animaux vivent en équilibre avec elles depuis longtemps. Ils y trouvent abri et nourriture de façon naturelle.

De nombreuses plantes indigènes sont aussi très décoratives. On peut en cueillir une partie pour composer des bouquets. Ces plantes sauvages se ressèment aussi spontanément chaque année.

Faire la part belle à la nature sauvage...

Accueillir la biodiversité au jardin ne signifie pas laisser son terrain à l’abandon. Mais on peut y faire une place à la nature, notamment en évitant les interventions humaines à certains moments ou à certains endroits.

Créer une zone sauvage

Le top est de consacrer une petite parcelle à la nature sauvage. Ces zones abritent une explosion de vie utile au jardin.

Quelques mètres carrés d’herbes folles suffisent. Dans cette zone, on laisse pousser les plantes spontanément, sans tonte (on peut réaliser une fauche en juillet ou septembre) ni produits chimiques. On intervient seulement après quelques années, pour enlever les arbustes ou arbres qui pourraient coloniser le milieu.

Par exemple, de nombreuses plantes réputées indésirables sont comestibles ou permettent de préparer des remèdes qui serviront pour d’autres zones du jardin ou au potager. C’est le cas de l’ortie, la consoude, le pissenlit…

De la place pour tout le monde...

Pour que le jardin devienne un véritable refuge pour la biodiversité, il faut diversifier les habitats. Les oiseaux, insectes, amphibiens, plantes… y trouveront leur bonheur pour s’épanouir.

On peut mettre en place toutes sortes d’habitats. Certains sont faciles à installer, d’autres demandent un peu d’aménagement.

Habitats très faciles à mettre en place

On peut créer différents milieux avec trois fois rien. Par exemple :

  • un tas de bois qu’on laisse en place plusieurs années ;
  • un tas de feuilles mortes pendant l’hiver ;
  • des tuiles retournées par-ci par-là ;
  • des pots de fleurs cassés retournés pour attirer les lézards ;
  • un tas de pierres agencé en quinconce ;
  • un tronc d’arbre dans un endroit calme du jardin ;
  • une zone sableuse ;

Une mare naturelle

Une mare permet d’accueillir une grande biodiversité : tritons, grenouilles, libellules... Avec un peu de place et une zone ensoleillée, on peut se lancer dans l’aventure. Il faut simplement réfléchir à plusieurs points avant de l’installer :

Un compost

Le compost a beaucoup d’avantages : il valorise les déchets de cuisine et de jardin, il fabrique un des meilleurs engrais naturels… et il favorise la biodiversité.

Bien conçu, le compost accueille une faune et une flore importantes : des micro-organismes, des champignons, des vers de terre, des limaces, des cloportes…

Ces petites bêtes dégradent les déchets et une fois au potager et au jardin, ils aèrent le sol et permettent aux plantes de bien se développer.

Une haie

Une haie peut accueillir beaucoup de biodiversité, notamment les oiseaux. Bien sûr, on opte pour une haie champêtre qui mélange de nombreuses espèces d’arbres et d'arbustes de chez nous : charme, érable, bourdaine…

On peut aussi sélectionner des espèces indigènes qui conservent leurs feuilles en hiver (séchées ou non) : houx, if, hêtre, lierre…

On veille aussi à installer des plantes qui fournissent des baies et des fruits à la faune : aubépine, églantier, sureau, groseillier…

Une prairie fleurie

Prairie est un bien grand mot. On peut déjà installer une zone fleurie sur une petite bande de quelques mètres carrés. En plus d’être très esthétiques, ces espaces sont remplis de fleurs utiles aux abeilles et autres pollinisateurs.

On trouve dans le commerce des mélanges de graines tout faits. Quelques points d’attention :

  • On diversifie les sources de nourriture. Certaines fleurs apportent du pollen, d’autres du nectar.
  • On étale une floraison longue avec des espèces en fleur du début du printemps à la fin de l’été.
  • On choisit des espèces indigènes. Attention que certains mélanges du commerce contiennent uniquement des espèces exotiques ou horticoles.
  • On opte pour des mélanges composé de graminées, plantes vivaces et, dans une faible mesure, d’annuelles.

Tous aux abris...

On installe quelques abris dans le jardin pour accueillir la biodiversité. Ils serviront surtout de lieux de repos et de reproduction.

  • des hôtels à insectes pour abriter bourdons, guêpes solitaires, chrysopes… ;
  • une bûche percée de trous de toutes les tailles et à différentes profondeurs ;
  • un pot-abri pour le perce-oreille;
  • un petit fagot de branchages à tiges creuses (ombellifères, sureau…) pour la ponte des abeilles solitaires ;
  • des nichoirs à oiseaux spécifiques à chaque espèce (mésange, hirondelle…) ;
  • des nichoirs à chauves-souris. Celles-ci peuvent dévorer jusqu’à 1/3 de leur poids en insectes en une soirée.

On la joue subtile contre les espèces invasives... 

Les espèces exotiques envahissantes (dites EEE) sont un véritable fléau. Elles sont considérées comme la 2e cause de perte de biodiversité au monde.

Plusieurs centaines d’espèces invasives sont présentes en Wallonie. Originaires d’autres pays, ces animaux et végétaux sont introduits de façon volontaire ou accidentelle dans nos régions. Le problème, c’est qu’ils s’y plaisent, s’y adaptent et s’y reproduisent très vite. Au point de parfois remplacer et provoquer le déclin des espèces indigènes.

exemples : 

  • L’écrevisse de Louisiane est un vecteur de la peste qui menace les écrevisses indigènes.
  • Le frelon asiatique décime les populations d’abeilles déjà fragiles.
  • Plusieurs plantes aquatiques invasives (Elodée à feuilles alternes, Myriophylle du Brésil, Hydrocotyle fausse-renoncule…) asphyxient les plans d’eau.
  • On évite donc d’introduire, de cultiver ou d'encourager le développement de ces espèces !

On évite impérativement les pesticides...

Insecticides, molluscicides, rodenticides, herbicides… Tous ces produits chimiques ont un but : lutter contre les " indésirables ". Mais ils présentent des dangers pour la santé et l’environnement. Ils menacent aussi la biodiversité, surtout s’ils ne sont pas sélectifs.

Pour les remplacer, la prévention reste la meilleure solution.  Et en accueillant la biodiversité au jardin, on fait coup double : elle permet de se passer de pesticides, et éviter les pesticides la renforce.

Si on est déjà envahi, on privilégie les solutions écologiques, que ce soit pour  les mauvaises herbes, les limaces, les pucerons, les rongeurs, les maladies,...

Comment éviter les pesticides au jardin ? Le coin des bons plans en un clic

Source : ecoconso.be

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