Olivier Bisback, un cascadeur belge et doublure de stars !

Olivier Bisback, un cascadeur belge et doublure de stars !
Olivier Bisback, un cascadeur belge et doublure de stars ! - © Tous droits réservés

Ce matin, nous avons fait la connaissance d'Olivier Bisback, un cascadeur belge et doublure de stars ! Focus avec lui sur un métier bien particulier.

Pour ce Belge, tout a commencé dans une vidéothèque : "J'étais dans une vidéothèque avec mes parents et ils m'ont dit que je pouvais choisir un DVD. C'était 'La Fureur du dragon' avec Bruce Lee. Je l'ai regardé au moins cent fois et ensuite j'ai su que je voulais devenir comédien cascadeur comme Bruce Lee. Enfin, quelques années plus tard, Jean-Claude Vandamme réussissait aux États-unis et cela m'a conforté dans mon choix, je voulais être comme lui". Olivier Bisback a suivi des cours d'arts martiaux et a obtenu trois titres de champion de Belgique. C'est clair, pour faire ce métier, il faut être fort : "C'est un véritable travail. Encore aujourd'hui, après des années, je m'entraine tous les jours". 

Plus tard, c'est un casting qui lance sa carrière : "Un jour, je passe un casting pour un film et je montre tout ce que je suis capable de faire. C'est comme ça qu'on m'a offert un rôle dans un des films de Jean-Claude Vandamme. C'est là que tout a commencé pour moi. Entretemps, j'ai été la doublure de Matthias Schoenaerts, Gérard Depardieu, de Jean-Claude Vandamme, d'un acteur de Game of Thrones... Pour les doubler, je regarde comment ils bougent, comment ils jouent et après j'essaie de m'adapter et les trucs qui sont plus dangereux, je les fais pour eux." Contrairement à ce qu'on pourrait croire, Olivier Bisback ne double pas uniquement des hommes mais aussi des femmes : "J'ai aussi fait la doublure de Yolande Moreau dans le film 'La Meute' dans lequel l'actrice se balade avec deux cadavres comme si c'était rien du tout pour elle. Mais, en réalité, ce sont deux personnes qui pèsent 80 kilos".

Cascadeur, un métier dangereux

Olivier Bisback s'est déjà blessé plusieurs fois au cours de sa carrière : "Je me suis déjà cassé les côtes, un orteil, j'ai déchiré des ligaments... C'est quand même dangereux comme travail. J'ai pris une assurance il y a 25 ans et je n'ai presque jamais eu d'accidents graves. Du coup, on m'a laissé tranquille. Mais, je pense qu'à l'heure actuelle, si tu commences en tant que cascadeur ça sera plus compliqué qu'à l'époque. Comme moi je remplis toujours bien mes papiers, que je leur explique ce que je fais et ce que je mets en place pour éviter les accidents, on m'assure encore !". Il s'agit de prendre beaucoup de risques pour un salaire qui, au final, est peu élevé : "Disons qu'à la fin du mois je gagne bien ma vie parce que je travaille beaucoup, entre 60 et 80 heures par semaine. Ce qui signifie que je dois lire le scénario, m'entrainer, aller d'un endroit à l'autre et si je divise ces travaux par les heures, alors je pense que travailler dans un bar le week-end, ça paie mieux !"

Selon le cascadeur, la façon de fonctionner est différente d'un pays à l'autre : "En Belgique, je peux proposer quelque chose au réalisateur et puis, il me donne son avis. C'est rock'n roll, tout est possible ! En revanche, aux États-Unis, il y a beaucoup de règles. Là-bas je ne peux même pas bouger mes propres matelas. Quelqu'un est payé pour faire ça. Du coup, la personne en question me demande de ne pas rester là, que c'est son travail. Un autre exemple que je peux vous donner c'est avec l'actrice Demi Moore. J'étais obligé de passer par son assistant pour pouvoir lui parler, ça aussi c'est bizarre ! J'avais un combat à régler avec elle. Son assistant me parlait, je lui répondais et il transmettait ensuite à Demi Moore, alors qu'elle était à 20 centimètres de moi".

Peut-être qu'un jour Olivier Bisback sera à l'affiche de son propre film et qu'il aura, à son tour, besoin d'une doublure...

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