Loïc Nottet nous a fait écouter son album en primeur !

L’impatience et les espoirs qui entourent la sortie du premier album de Loïc Nottet en font sans conteste l’un des albums les plus attendus de 2017. 

Il sortira chez nous le 31/03, soit plus de deux ans après la parution de " Rhythm inside " qui lui a valu une quatrième place au Concours Eurovision de la Chanson la même année.

C’est donc en primeur absolue que nous eûmes la chance de le découvrir aujourd’hui au studio ICP à Bruxelles en présence d’un Loïc Nottet fébrile à l’idée de nous présenter un projet aussi personnel et aussi ambitieux.

" Je voulais tout faire moi-même, j’en avais besoin. J’ai fait toutes les bases et les rythmiques chez moi avec un clavier, et j’envoyais ça à des producteurs professionnels qui arrangeaient mes compositions. Même chose pour l’écriture : Quand je chante mes mélodies, c’est du yaourt. Mais dès que j’ai trouvé le titre, je sais de quoi ça va parler. "

C’est surtout de liberté et de tolérance dont il parle, deux idées qui font office de fil conducteur à travers les 12 titres qu’on retrouve sur " The Reign of Selfocracy ", un titre évocateur et bien dans l’air du temps qui dénonce un monde où règne le nombrilisme et le narcissisme.

C’est ce constat que dresse la voix féminine qu’on entend sur la plage d’ouverture de l’album qui donne le ton en nous emmenant dans un univers brumeux, cinématographique et cérébral.

" Mud Blood " nous sort rapidement de notre torpeur. La rythmique lourde et enlevée, la production léchée et le refrain puissant désignent indubitablement ce titre comme le meilleur candidat au titre de  prochain single, intuition qui nous sera confirmée par le management en fin de session.

" Dirty " et " Team 8 ", nous maintiennent dans des atmosphères rythmées et n’auront aucune peine à enflammer ses concerts à l’Ancienne Belgique, aux Francofolies de Spa et à Forest-National.

L’efficace " Million Eyes " marque l’accalmie et nous prend par la main pour nous faire pénétrer progressivement dans la partie la plus sombre du disque avec " Whisperers ", " Poison " & " Cure " qui prennent le temps d’installer des climats crépusculaires et lancinants qui nous évoquent à certains moments les univers vaporeux développés par Kate Bush.

Les amateurs de refrains addictifs et mélodies plus immédiates retrouveront plus ou moins leurs esprits avec " Wolves " et " Hungry heart ", deux titres plus immédiats mais qui restent artistiquement singuliers et ne perturbent donc pas l’homogénéité du disque.

Celui-ci se conclut comme il a commencé avec cette même voix féminine (" Peculiar & Beautiful ") déclamant un texte qui nous emmène vers le dernier titre comme nous l’explique Loïc :

" L’album est conçu de façon cinématographique, avec un prologue et un grand final titré " Mirrors ". Parce que le miroir est fort important dans le jeu des apparences. "  

Des apparences qui seront trompeuses pour tous ceux qui attendaient Loïc dans un registre sucré et réconfortant.

"The Reign of Selfocracy" est une proposition artistique forte, homogène et sans compromis.

L’album est dense, ambitieux, cérébral et d’une épaisseur telle qu’il ne livrera pas ses secrets dès la première écoute…

Un peu à l’image de son jeune auteur dont l’univers semble doté de profondeurs abyssales encore insondées et de richesses sans limites.

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