Les sportifs en mode préhistorique !

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Ce matin dans le 6/8 sur la Une Télé, Gilles Goetghebuer nous a ramenés de années en arrière pour faire apparaitre qu'un sport a peut-être joué un rôle déterminant dans l'histoire évolutive des hommes : la course à pied !

Des hommes préhistoriques qui sont aujourd'hui, c'est tendance... , une source  d'inspiration pour les sportifs.

Zoom arrière sur nos lointains ancêtres

Des années en arrière, on parle de l'époque paléolithique et de la façon dont vivaient nos très lointains ancêtres.

Cette science est en train de vivre un tas de bouleversements. Des origines de l'homme, on ne savait pas grand-chose. A présent, on ne sait plus rien! Tout est remis en question par des découvertes que les archéologues qualifient d'"embêtantes" parce qu'elles n'entrent pas dans leur cadre théorique. Ainsi on a découvert récemment un squelette Homo Sapiens au Maroc. Beaucoup trop vieux! Il date de 315.000 ans alors que les squelettes similaires trouvés en Ethiopie n'ont "que" 200.000 ans. Si bien qu'on se met à douter que la Rift Valley à l'est du continent africain ait vraiment été le berceau de l'humanité.

Dans cette histoire évolutive des hommes, il semble qu'un sport ait peut-être joué un rôle déterminant : c'est la course à pied !

C'est vrai. Vous le savez, on possède beaucoup de gènes en commun avec les autres grands singes: 98% avec les chimpanzés par exemple. Nous sommes faits plus ou moins pareils. Sauf lorsqu'il s'agit de courir. Le singe est plus rapide. Mais l'homme est beaucoup plus endurant. Nous disposons d'une série atouts morphologiques pour cela: la tête bien attachée à la nuque pour l'empêcher de ballotter dans tous les sens, des longues jambes, des pieds arqués pour résister à la pression, des muscles fessiers développés, des pieds et les mains plus légers que les autres singes. Et surtout un long tendon d'Achille qui fait office d'élastique. Tout cela nous aide à courir. En clair, on ne verra jamais un chimpanzé, un orang-outan ou un gorille au départ d'un marathon. C'est impossible!

Le problème, c'est que l'on ne voit pas très bien à quoi cela sert de courir longtemps dans la vie sauvage. Courir vite, d'accord, cela a du sens. Cela peut servir dans le cas où l'on se trouve poursuivi par un lion. Mais courir longtemps ?

Pour les anthropologues, c'est effectivement un casse-tête ! 

Qu'est-ce qui nous a poussés dans cette voie? Il existe différentes théories. Peut-être les techniques de chasse. Nous nous serions mis à courir pour encercler et rabattre des proies un peu comme le font les loups. L'autre est moins flatteuse pour nous. Mais nous serions passés par une phase charognard au fil de notre évolution. On dévorait les restes laissés par les autres espèces carnivores comme les lions. Mais il fallait être les premiers sur la carcasse. On se serait mis à courir pour devancer les hyènes.

 

Vivre et manger comme les hommes préhistoriques

C'est un mode de vie qui se développe chez les sportifs !

Et pourquoi pas ! Puisque les hommes préhistoriques étaient très forts en particulier en course à pied. Il existe donc une école de pensée qui recommande de manger comme eux (le régime paléolithique) et même de s'entraîner comme eux (le paléo-fitness).

Explication...

Notre espèce est issue d'une évolution qui court sur des millions d'années. Pendant tout ce temps, nous étions confrontés à des conditions de vie très différentes de celles d'aujourd'hui: le froid, la faim, la fatigue. Biologiquement, nous sommes relativement bien équipés pour répondre à ces contraintes. En revanche, nous sommes démunis face au confort et à l'abondance. Pour des spécialistes comme Loren Cordain (Université du Colorado), il faudrait revenir à un mode de vie plus ancestral et il a jeté les bases d'une nouvelle diététique qui connait assez bien de succès dans le monde: le régime paléolithique. En résumé: on renonce aux céréales et aux laitages, bref à tout ce qui est issue de l'agriculture ou de l'élevage pour se nourrir le plus possible comme le faisait nos ancêtres préhistoriques. Il prétend que l'on peut guérir ainsi d'un tas de maladies : sclérose en plaque, maladie de Crohn, allergies, etc.

Mais il n'y a pas que l'alimentation. Depuis peu, on assiste aussi  l'avènement de nouvelles écoles de remise en forme qui prônent le retour à une vie plus naturelle.

Ces mouvements s'appellent: le "paléofitness" ou "MovNat" en France pour "mouvement naturel" imaginée par un Français qui vit aux Etats-Unis et qui s'appelle Erwann le Corre. En pratique, on se rend dans un coin de nature le plus sauvage possible. On soulève des rochers, on déplace des troncs d’arbres, on escalade des parois, on grimpe aux arbres, on nage, etc. Comme les hommes préhistoriques! Certains apôtres de ces nouvelles gymnastiques sont aussi adeptes du barefooting dont le principe est de marcher pieds nus et même courir pieds nus. C'est toujours dans cette idée de se débarrasser des oripeaux du progrès et de renouer avec notre vraie nature.

 

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