Les bienfaits de la grasse matinée seraient avérés !

Tout et son contraire…

De nombreuses études se sont épanchées sur la question et il en ressort des dires qui vont dans un sens et dans l’autre… Une véritable histoire à dormir debout !

Alors qu’en penser finalement ?

La meilleure des solutions reste de s’inspirer de ces propos mais d’écouter ce que votre corps vous enseigne, il sera du meilleur conseil pour vous. Voici quelques sources d’inspiration donc qui permettront aux uns de se déculpabiliser là où d’autres réaffirmeront haut et fort les croyances antécédentes.

Partons déjà de l’évidence, unanime, des nombreux bienfaits du sommeil sur l’équilibre physiologique et psychique qui ne sont plus à démontrer.

La grasse matinée permet de compenser un déficit de sommeil…

Les bienfait de la grasse matinée sont donc beaucoup moins consensuels mêmes s’ils sembleraient pourtant avérés. Les bénéfices de la grasse matinée éveillent même d’ordinaire les soupçons culpabilisateurs, voire suscitent des remarques assez réprobatrices de la part de l’entourage du dormeur invétéré.

Et pourtant… Ces quelques heures en plus passées sous la couette auraient de multiples vertus. Même si elles sont peu valorisées par la croyance populaire, elles apportent au dormeur des bénéfices avérés et incontestables dont il profitera à long terme.

Première affirmation selon une étude toute récente :

La grasse matinée, au même titre que la sieste, permet tout d’abord de récupérer après un déficit durable et accumulé de sommeil. Pas forcément complètement et en une seule fois, mais couplée avec quelques siestes régulières, la grasse matinée peut vraiment permettre de retrouver un équilibre perdu ou fragilisé par des nuits trop légères ou trop courtes.

Arrêtez donc de culpabiliser et profitez au contraire des ces grasses matinées que vous vous octroyez une fois par semaine et dormez si vous en avez besoin, apprenez à écouter les besoins physiologiques de votre corps pour les satisfaire au mieux. En général, un organisme reposé se réveille naturellement et sans réveil, et ne fait pas d’excès.

Les bienfaits…

Grasse matinée, mémorisation facilitée

En plus d’être récupératrice quand pratiquée dans la mesure, la grasse matinée permettrait également, selon plusieurs études américaines, de favoriser la mémorisation notamment de certaines tâches d’habileté motrice (instruments, sports et danse) grâce à la période de rêve du petit matin dont les lève-tôt seraient privés.

Couplée avec des petites siestes dans la journée, elle permettrait aussi de doper les performances cérébrales. Elle est donc beaucoup moins inutile et placée sous le signe de la paresse qu’il n’y paraît. Elle permet de décupler l’efficacité du cerveau et de faciliter l’apprentissage. De nouveau : vraiment pas de quoi culpabiliser.

Baisse de la tension artérielle et diminution des risques d’AVC

Autre bienfait de la grasse matinée, et selon une étude coréenne très sérieuse, la grasse matinée permettrait de faire chuter la tension artérielle et de réduire les risques d’AVC de près de 40%. Le repos prolongé ralentit le rythme cardiaque, apaise le système nerveux sympathique et lui permet de sécréter moins de toxines dans le sang, et donc d’éviter les accidents vasculaires de manière presque certaine.

Une meilleure circulation sanguine, un stress moins important pour l’organisme permettent aussi au corps d’éliminer plus facilement et d’éviter de stocker et donc de fonctionner mieux à terme.

La grasse matinée procure bien-être et dope la créativité

Lorsqu’on est bien reposé, on se sent mieux, plus mobile, et plus enclin à se dépenser. Et c’est un peu la même chose au niveau du cerveau qui est plus disponible, plus à l’écoute et donc plus créatif. C’est même le cas pour la sexualité quand, à l’inverse, un manque de sommeil provoque des dysfonctionnements.

Le sommeil profond profite amplement à la résolution de problèmes. Et cela ne s’arrête pas là puisqu’au petit matin, le cerveau est également gagnant. Profitant d’une période de réveil plus longue et plus mobile, l’esprit a le temps de vagabonder et donc d’être plus créatif dans la résolution de problème rencontrés dans la journée. L’état de demi-sommeil dans lequel se trouve le cerveau au petit matin permet d’établir des connexions inhabituelles et insolites qui stimulent la créativité sans forcing, tout en douceur. (source : consoglobe.com)

Des chercheurs Suédois l’affirment eux aussi

Selon "LE PARISIEN WEEK-END"… "On peut désormais se lever à midi sans culpabiliser : une équipe de chercheurs suédois affirme que faire des nuits courtes pendant la semaine serait sans conséquence sur la durée de vie… à condition de jouer les marmottes le week-end".

Les amateurs de grasses matinées peuvent se réjouir ! Ils ont désormais une caution scientifique pour traîner au lit le week-end : une étude suédoise intitulée " La durée du sommeil et la mortalité ". Publiée le 22 mai par les chercheurs du Stress Research Institute de l’Université de Stockholm, elle révèle que compenser les nuits trop courtes de la semaine en dormant plus tard les samedis et dimanches matin permet d’éviter une mort prématurée.

Depuis, cette découverte fait le buzz. Et pour cause, elle bouscule l’idée, qui prévalait jusque-là, selon laquelle un sommeil régulier est meilleur pour la santé. Pour réaliser cette étude, les scientifiques ont étudié les comportements nocturnes de 43 880 personnes pendant treize ans.

Après 65 ans, on fait ce qui nous chante

Leurs résultats confirment d’abord ce que d’autres études avançaient déjà : les adultes de moins de 65 ans qui dorment très peu, soit moins de cinq heures par nuit, augmentent leur risque de mort prématurée de 65%.

L’étude suédoise corrobore aussi une autre assertion bien connue des spécialistes du sommeil, mais moins du grand public : dormir trop est aussi mauvais pour la santé. Ceux qui passent toutes les nuits huit heures ou plus dans les bras de Morphée ont une espérance de vie de 25% inférieure à celle de ceux qui dorment quotidiennement six ou sept heures.

Notez bien qu’au-delà de 65 ans, toujours selon ces statistiques, vous pouvez faire ce qui vous chante : il n’y a plus de corrélation entre le nombre d’heures de sommeil et la mortalité.

Un sommeil " de rattrapage "

Le fait nouveau, selon les chercheurs suédois, c’est donc qu’on peut veiller tard en semaine et se rattraper avec de gros roupillons le week-end sans réduire sa durée de vie. Au sein de leur cohorte, les sujets qui dorment quelques heures à peine du lundi au vendredi, mais font de grosses nuits les samedis et dimanches ont une espérance de vie égale à ceux qui ont un sommeil équilibré et régulier.

" Les résultats indiquent que des nuits courtes en semaine ne représentent pas un facteur de risque de mortalité si elles sont combinées avec un sommeil moyen ou long le week-end ", écrivent les chercheurs. Pour parvenir à cette conclusion, ils ont pris en compte les facteurs de mortalité selon le genre, le niveau d’instruction, l’indice de masse corporelle, les maladies graves, l’usage de somnifères, ainsi que la consommation de tabac, d’alcool et de caféine, l’activité physique, la situation professionnelle…

" L’hypothèse est que le sommeil du week-end est un sommeil de rattrapage ", affirme Torbjörn Akerstedt, l’auteur principal de l’étude, dans le quotidien britannique The Guardian. Il pourrait donc compenser tous les troubles liés au manque de sommeil, comme la dépression.

Ni trop ni trop peu

Plusieurs études ont au contraire démontré que le fait de dormir (trop) tard était mauvais pour la santé. En cause, le " social jet lag " : le décalage entre notre planning hebdomadaire et notre horloge biologique. D’après ces études, l’écart trop important entre les heures de sommeil – courtes en semaine, longues le week-end – perturberait notre horloge interne tout en provoquant un stress important pour le corps, avec le risque de développer certaines maladies cardiovasculaires. Si pour beaucoup, l’importance du sommeil n’est plus à discuter, celle de la grasse matinée reste en revanche incertaine.

La meilleure attitude serait-elle alors là aussi de trouver le juste équilibre ?

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