L'arbre de vie: "Les enfants sont de petites éponges"

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Fins de mois difficiles, factures qui s’accumulent. Pour les familles en situation précaires, les sources de stress sont nombreuses. Cette angoisse au quotidien, souvent, les enfants la ressentent eux aussi. A Bruxelles, l’association l’Arbre de vie accueille des enfants dont les parents connaissent une situation compliquée.

« Les enfants sont de petites éponges »

Une comptine, une chansonnette, quelques photos d’enfants épinglées au mur. Chaque jour, c’est le même rituel qui marque le début de la journée à l’Arbre de vie. " On fait la même chose tous les matins. Pour que les enfants soient actifs et pour les détendre ", explique l’une des puéricultrices. Un rendez-vous incontournable, répétitif pour calmer, rassurer. Car parfois les enfants, même les plus petits viennent ici avec leurs angoisses et celles de leurs parents.

" Les enfants sont de petites éponges ", estime Patricia Linsmeau, la directrice de cette crèche associative. " Les familles qui vivent dans la grande précarité doivent faire face à énormément de difficultés qu’elles soient d’ordre de logement, de paiement de facture, de savoir ce qu’on va manger en fin de journée. Ces difficultés génèrent de l’angoisse et du stress chez les parents, qui malheureusement se répercutent parfois sur les enfants.

Détecter les symptômes de stress ou d’angoisse

A l’Arbre de vie, la mission des encadrants va donc bien plus loin qu’un simple gardiennage d’enfants. Il leur faut apprendre à connaître chaque enfant, à détecter ces symptômes de stress ou d’angoisse. Un exercice difficile, car bien sûr, ces tout jeunes enfants n’arrivent pas encore à exprimer leurs émotions par la parole.

" Soit ce sont des enfants qui vont rester en retrait et ne pas participer aux activités, soit ce sont des pleurs ou des enfants qui manifestent clairement leurs difficultés à se séparer de leurs parents, à l’inverse ça peut être des enfants hyper-extravertis, bien trop actifs ou même un peu agressifs avec les copains ", détaille Patricia Linsmeau.

Apaiser ces enfants, cela passe souvent par un dialogue avec leurs parents. Il faut essayer de gagner leur confiance pour comprendre ce qui ne va pas à la maison et les aider au mieux.

L’accès aux milieux d’accueil reste insuffisant chez nous ! Or, ils contribuent à donner un bon départ dans la vie de ces enfants qui en ont particulièrement besoin !

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