Jacques : "À présent, dès qu'il y a un contrôle, un policier doit sortir son arme et mettre en joue !"

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Un policier liégeois a reçu une balle dans la tête lors d’un banal contrôle de police, son état est critique. Ce drame pour un policier de nos jours ça fait partie des risques du métier ?

Hier matin, Maxime, 33 ans, père de 3 enfants, et son collègue contrôlent un véhicule mal garé. L’intervention qui s’annonce banale tourne au drame quand le passager tire à bout portant sur le policier. So collègue tire sur l’agresseur qui décède un peu plus tard. Maxim est rapidement pris en charge à l’hôpital, subit une opération durant des heures et se retrouve ce matin dans un état critique.

Ce drame pour un policier de nos jours ça fait partie des risques du métier ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites". 

Pour Jacques de Seraing, ça en fait partie : "Il y a toujours un risque pour un policier tout comme c'est le cas pour un militaire. Dans chaque métier il y a un risque. Mais ce n'est pas une raison pour leur tirer dessus tout le temps. Ce policier a juste fait un bête contrôle de papiers et est tombé sur un fou dangereux qui lui tire dessus, ça c'est clair. Si le policier n'avait pas eu d'arme, il y aurait peut-être deux tués. Les policiers doivent être mieux préparés. Je pense qu'on va arriver dans un système où un policier viendra à votre voiture pour vous demander vos papiers et l'autre policier qui le mettra en joue. Pour leur protection, à partir du moment où il y a un contrôle, un policier doit sortir son arme et mettre en joue et ça devrait être un règlement".

"Il faut mettre en place des peines fermes et incompressibles !"

Dominique de Liège rejoint l'avis de Jacques ce matin. Pour lui, ces risques sont liés à l'évolution de la société : "À l'époque, il y avait les risques du métier dans le passé pour le grand banditisme. Aujourd'hui, ce qu'on peut voir c'est qu'il y a le petit malfrat du quartier qui peut imposer sa loi, peut insulter les forces de l'ordre et cela sans aucune sanction pénale dissuasive pour tous les autres petits imbéciles et mal éduqués que sont la jeunesse d'aujourd'hui (...) Le problème de ce métier, c'est que toutes les personnes qui doivent avoir une certaine autorité à la fois sur la jeunesse et sur les jeunes en général, sont abandonnés par les politiques. C'est une banalité aujourd'hui de se faire insulter en tant que professeur ou comme policier. De nos jours, on ne valorise plus le métier de professeur ou de policier (...) Il faut que le politique révise la loi qui a évoluée avec les mœurs d'aujourd'hui et que ces personnes qui ne respectent rien ni personne soient punis de façon exemplaire avec des peines fermes et incompressibles". 

Michel de Spa rejette également la faute sur nos dirigeants : "Ce n'est pas le risque de son métier, non ! La cause première, c'est le monde politique ! (...) C'est bien beau de mettre des caméras de surveillance partout mais elles servent uniquement à identifier les auteurs mais pas à éviter ces drames. Pour chaque intervention, il faudrait deux patrouilles et donc quatre policiers minimum au total". 

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook : "C'est vous qui le dites". 

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