"Ils sont émerveillés de découvrir ce qu'il y a en dehors de la maison"

Vivre dans la pauvreté c'est aussi renoncer à des activités très importantes pour le développement de l'enfant. Soutenir Viva for Life c'est aussi une manière de briser l'isolement et de renforcer le travail des enseignants. 

Etre enseignant, ça veut dire beaucoup de choses différentes selon l'endroit où on travaille et la classe que l'on encadre. Dans les milieux les plus défavorisés, les parents ont souvent du mal à suivre les progrès de leurs enfants, à les encourager. Et là, les enseignants ont une mission supplémentaire, encore plus fondamentale qu'ailleurs.

A l'école communale du Val, à Vaux-sous-Chèvremont en province de Liège, Joy Debouny, institutrice d'une classe de 5e primaire dont la plupart de ses élèves viennent d'un milieu très modeste, a fait le choix d'occuper ce poste. Pour elle, c'est un véritable choix. 

Le quotidien en classe n’est pas toujours simple à gérer et elle l’admet : elle n’est pas épargnée par les moments de découragements. Mais elle préfère retenir le positif, comme les sorties de classes où les élèves "découvrent tout ". " Les enfants de milieux aisés ont l’habitude. Ils sortent plus souvent. Ils vont plus régulièrement en vacances. Ici, leur culture générale est faite à l’école uniquement et ils sont émerveillés de découvrir ce qu’il y a en dehors de la maison et du quartier".

Pour Joy Debouny, l’essentiel c’est de choisir ses combats. Un devoir pas fait, un gros mot qui fuse dans les rangs… l’institutrice a appris à lâcher du lest sur beaucoup de choses.

" Il faut se souvenir que certains ont dû mettre le réveil, se lever, faire leurs tartines et venir tout seuls. A cet âge-là, c’est déjà beaucoup " 


 

 

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