Un matador espagnol tué lors d'une corrida d'un coup de corne dans les poumons

"Il n'y a pas eu d'erreur technique de la part du toréro"
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"Il n'y a pas eu d'erreur technique de la part du toréro" - © Tous droits réservés

Samedi un matador espagnol est mort lors d’une corrida dans le Sud de la France. Un coup de corne dans les poumons. Corrida spectacle à conserver ou supprimer ? C'était la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites".

Ivan Fandino, 36 ans, est expérimenté et réputé pour son courage. Samedi dans une corrida d’Aire-sur-l'Adour dans les Landes, il triomphe dans son premier combat en coupant l’oreille du taureau. Son deuxième combat tourne mal. Le matador au sol, visage vers le sol, reçoit un coup de corne à hauteur des poumons. L’homme a subi deux arrêts cardiaque dans l’ambulance et est mort à l’hôpital. C’est le troisième décès en un an. En juillet 2016, un autre matador espagnol de 29 ans est mort en Espagne. Le mois d’avant, autre décès enregistré au Mexique. La corrida fait polémique mais cartonne. La Catalogne l’avait interdite en 2012 mais la décision a été cassée par la cours constitutionnelle en octobre 2016.

Pour Stephan Guin, journaliste français pour Tauromags, il n'y a pas eu d'erreur technique : "A aucun moment il n'a trébuché dans la cape. Il y a eu bousculade et il tombe à terre de dos. A ce moment là, le taureau a la tête contre le sable et lui met un coup de corne dans la cage thoracique droite en le resoulevant du sol". La corrida a souvent une mauvaise image auprès des gens: affaiblissement, torture, combat inégal... Pourtant, un taureau qui s'arrêt augmente les risques d'accident. "Les piques sectionnent des artères et on les utilise pour que le taureau baisse la tête. Faire baisser la tête au taureau permet ensuite de faire des passes. Mais dire qu'on affaiblit le taureau pour réduire les risques est une ineptie, une méconnaissance totale de la tauromachie", conclut Stephan Guin de France.