Henri PFR sur le titre "Lockdown Music" : "C'était une expérience magique"

Le DJ belge Henri PFR était l'invité confiné du 6-9 ensemble pour aborder l'histoire de son nouveau titre sorti mercredi, Lockdown Music, composé avec les sons de plusieurs centaines de fans.

Le premier jour du confinement, Henri PFR proposait à ses fans via ses réseaux de lui envoyer des sons et des vidéos de leur quotidien et de participer à la création d'un morceau.

Quelques semaines plus tard, le DJ dévoile Lockdown Music, un titre et un clip auxquels 120 personnes de tout âge ont participé.

Un appel à la créativité

Henri PFR revient sur cette idée originale d'une Lockdown Music transmise sur ses réseaux sociaux le tout premier jour du confinement : "J'avais demandé aux gens d'être créatifs, artistiques et d'utiliser les objets du quotidien pour faire du bruit, de la musique : cela pouvait être craquer des pâtes, déchirer une feuille. Il fallait être original et j'ai récolté toutes ces vidéos"

Le DJ belge se félicite de l'engouement de son public. Il a en effet reçu plus de 1000 vidéos !

Il précise : "Avec toutes ces vidéos j'en ai fait un morceau qui est ce fameux Lockdown Music. Dans le morceau, on peut entendre 120 sons différents et dans le clip on peut voir 160 vidéos différentes".

"J'ai un peu tous les cycles de la vie"

La sélection pour produire cette chanson est le résultat d'un gros travail selon Henri PFR. "C'est pour cette raison d'ailleurs que ce titre est en collaboration avec RO, un producteur belge que j'adore, et Raphaella entre autres qui a posé sa voix aussi, je suis super fan d'elle" déclare-t-il.

Si le travail a été intense, le DJ affirme avoir adoré réaliser ce travail :

C'était une expérience magique parce que j'ai reçu des vidéos de tout âge.

Il développe : "Il y a des mamans qui m'ont envoyé des vidéos des battements de cœur de leur bébé dans leur ventre, de l'échographie et à l'inverse j'ai reçu aussi une vidéo d'un directeur de home qui m'a envoyé une vidéo depuis les couloirs de son centre où il a demandé aux personnages âgées de faire du bruit avec les cannes contre les couloirs".

Il ajoute: "C'est génial. J'ai eu un peu tous les cycles de la vie. C'était une expérience dingue".

 


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Une autre manière de travailler

Outre le choix des sons et vidéos à garder pour l'enregistrement de la musique et du clip, Henri PFR a dû produire ce morceau d'une autre manière, lui qui est confiné à Lyon. Il explique : "J'ai dû faire tout au casque et R.O, Olivier avec qui j'ai travaillé sur le titre, il avait son studio. C'était du boulot parce que moi je ne suis pas dans mon studio et donc il fallait vraiment bien s'organiser".

Il invite d'ailleurs les fans à voir le clip pour se rendre compte du travail de production : "Par exemple, il y a un petit enfant qui fait le scratch de sa chaussure mais désormais ce n'est plus devenu un scratch mais une cymbale dans le morceau. On se rend compte qu'il y a plein de sons qui ont l'air d'être normaux, mais au final on a utilisé d'autres choses pour recréer une musique".

Le DJ remercie à la fois ses fans pour leur contribution et la RTBF pour avoir soutenu ce nouveau titre exclusif : "Je n'aurais jamais cru être en interview pour parler de ce morceau. C'était juste un projet un peu fou et c'est devenu un vrai projet concret donc je suis content".


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Les droits reversés aux associations internationales

L'intégralité des droits de ce morceau sera reversée à la plateforme 12-12, qui réunit sept organisations humanitaires dont la Croix-Rouge, Handicap international, Médecins du monde et notamment Unicef Belgique dont Henri PFR est ambassadeur.

Ce choix, comme beaucoup d'autres artistes l'ont fait tels le trio Obispo-Lavoine-Pagny ou encore Lara Fabian, était un choix logique et solidaire en cette période difficile pour le DJ belge : "C'est un collaboration. On est plus de 160 sur le morceaux (...) C'était essentiel de remettre cela à une association qui sera le consortium belge 12-12 (...) C'était important d'avoir un lien avec Unicef encore avec ce projet aussi".

Henri PFR souligne enfin le pouvoir fédérateur de la musique en cette période de crise : "Même si on ne peut pas se voir, on n'a jamais été aussi proche grâce à la musique".

 

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