Françoise : " Tous ceux qui tiennent ces propos doivent être poursuivis ! "

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Les parents des bourreaux de Valentin Vermeesch sont harcelés, menacés et insultés sur les réseaux sociaux. S’en prendre aux parents des accusés, c’est soutenir la famille de Valentin ?

Depuis quelques jours, les parents des accusés dans le procès des bourreaux de Valentin Vermeesch sont la cible de critiques sur les réseaux sociaux. Dans les éditions de Sudpresse ce matin, on découvre quelques captures de messages qui leur sont adressés, disant qu’ils auraient dû avorter ou qu’ils ne méritent pas d’être parents. Dans une groupe Facebook destinée à soutenir la famille de Valentin, l’administratrice se dit dépassée et rappelle qu’elle ne tolère que les commentaires dignes et bienveillants.

S’en prendre aux parents des accusés, c’est soutenir la famille de Valentin ? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans « C'est vous qui le dites ».

À ce propos, pour Françoise de Couvin les parents ne sont pas responsables. Il s'agit d'un manque de formation : « Ce n'est certainement pas une manière de soutenir la famille de Valentin et moi je passerais à l'offensive : je poursuivrais ces gens en justice. Et c'est à la justice à trancher, à dire si les parents en question, sont responsables ou pas mais en tout cas ceux qui tiennent ces propos d'une façon publique sur Facebook doivent être poursuivis. C'est de la lâcheté, un manque d'éducation, je dirais même - moi je n'ai pas vu les propos et je n'irai probablement pas les voir - que c'est un manque de formation. Là, je mets en cause en tant qu'enseignante pendant 43 ans, le manque de moyen que l'État met dans la formation de nos jeunes. Dans les écoles, toutes les sections et pas seulement dans les sections qui sont élitistes (je n'aime pas ce mot-là), peut-être que là, ils ont eu certains cours d'informatique mais on a laissé tomber toutes les sections techniques et professionnelles pour ces formations. Peut-être que maintenant, on commence à les former dans les grandes villes mais je peux vous affirmer - je me suis longtemps battue pour les sections techniques et professionnelles - que ces sections là sont souvent des enfants de parents pauvres. Il faut leur dire que ce que l'on écrit sur Facebook et les réseaux sociaux, ça reste à vie. S'ils ont envie de se défouler, ils n'ont qu'à aller crier dans les bois et là personne ne les entendra. Les réseaux sociaux enregistrent tout et on peut lire ça en permanence. Si vous allez dans les bois, c'est regrettable mais ça va en rester là, ça ne sera pas publié et multiplié comme c'est le cas pour les réseaux sociaux ».

Jeanine de Liège partage l'avis de Françoise ce matin. Elle est furieuse : « C'est scandaleux. Ces personnes ont besoin de soutien et on ne fait que les démolir, c'est vraiment inexplicable. Comment est-ce qu'on peut faire des choses pareilles ? Ils n'y peuvent rien si leurs enfants ont eu de mauvaises fréquentations. D'après ce que j'ai entendu dire, ils ont fait tout leur possible pour bien les éduquer. L'un des parents a même demandé pardon. Je ne sais même pas si c'est expliquable, il y a une méchanceté dans la société qui règne pour l'instant. La bienveillance n'est plus de ce monde. Facebook influence très fort. Ce réseau social est une forme de lâcheté parce qu'on ne voit pas la personne et on raconte n'importe quoi. Moi si j'ai quelque chose à dire, je le dis à la personne en face. Cela n'existait pas avant. La violence comme elle est maintenant n'a jamais été aussi forte que pour le moment. Les harceleurs devraient inviter les parents et leur dire en face ce qu'ils pensent mais ils n'oseraient pas. Ce sont des gens qui se cachent pour dire tout ça. Ce n'est pas possible d'être méchant à ce point-là  ».

"Les parents ne sont pas responsables, ils n'y peuvent rien !"

Pour Virginie de La Louvière, les parents n'y peuvent rien. Les enfants ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes : « Est-ce que les parents sont responsables de ce que les enfants font ? Non ! La jeunesse de maintenant n'a plus de sens. Les gosses ne font plus rien à part des conneries. Ça les amuse, ça les fait rire de tuer un homme, de le faire souffrir et de le brûler. Mais les parents n'y peuvent rien. Ce ne sont pas eux qui ont dit à leurs enfants d'aller tuer Valentin. Ce ne sont pas eux qui étaient là quand ils ont torturé Valentin. La haine c'est partout et c'est ça le problème. J'ai une ado qui a fait des bêtises, je ne suis pas responsable, c'est elle qui a décidé de faire ces choses. On les met au monde non pas pour qu'ils deviennent des criminels mais pour qu'ils aient une belle vie (...) Avant, tout ça exsitait déjà, ce n'est pas Facebook. Tout le monde critique tout le monde. On le voyait moins parce qu'on n'a pas été éduqué comme ça mais, maintenant, c'est la génération ».

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook « C'est vous qui le dites ».

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