Découvrez l'émouvante histoire de John Scatman qui a tiré avantage de son handicap durant toute sa vie !

L'histoire de John Paul Larkin commence en 1942 à El Monte en Californie. On se rend compte dès qu'il commence à balbutier ses premiers mots qu'il est atteint de bégaiement sévère.

Dès 12 ans, il apprend le piano derrière lequel il se cache pour dissimuler sa peur de parler, grâce à la musique, il se rend compte que son handicap lui permet certaines prouesses vocales et il apprend par conséquent dès 14 ans à chanter le scat.

Le scat est une sorte de jazz vocal où des onomatopées sont utilisées en lieu et place des paroles (ce serait Louis Armstrong qui aurait utilisé pour la première fois cette technique).

Il décide de devenir musicien professionnel de jazz dès 1964 et alterne les petits boulots et son activité de pianiste dans les bars sans trouver de maison de disque.

Ce n'est qu'à partir de fin 1994 qu'il connaîtra le succès avec son titre "Scatman" et son célèbre "Ski ba bop ba dop bop" qui s'impose tout d'abord sur les ondes des radios allemandes.

Le titre explose en 1995, il s'en vend quelques 3 millions d'exemplaires et il devient un des tubes de l'été cette année-là !

Cette consécration tardive à 52 ans a été une grande frustration pour lui car c'est avec du jazz pur qu'il aurait aimé s'imposer sur la scène internationale.

Il décèdera des suites d'un cancer des poumons âgé d'à peine 59 ans en 1999.

Les journalistes rapportent que même à la fin de sa vie, il était incapable de prononcer une phrase sans la répéter 6 ou 7 fois.

Il sera surnommé "le roi du Scat" à titre posthume.

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