Déconfinement : comment éviter le syndrome de l'anxiété de séparation chez nos chiens

Après plus de 6 semaines de confinement et de vie familiale avec nos compagnons à quatre pattes, la reprise progressive de nos activités professionnelles doit s’accompagner d’une attention particulière pour nos chiens, afin de favoriser un bon retour aux habitudes et à la gestion de la solitude. Bénédicte Flament, vétérinaire, nous délivre de précieux conseils pour franchir ce cap au mieux.

Le syndrome de solitude

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Déconfinement : comment éviter le syndrôme de l'anxiété de séparation chez nos chiens © cmannphoto - Getty Images
Déconfinement : comment éviter le syndrôme de l'anxiété de séparation chez nos chiens © Catherine Falls Commercial - Getty Images
Déconfinement : comment éviter le syndrôme de l'anxiété de séparation chez nos chiens © Janie Airey - Getty Images

Les perspectives du retour à la normale doivent s’envisager correctement pour nos animaux de compagnie et donc, du jour au lendemain, notre chien va être confronté, à nouveau, a devoir gérer le syndrome de solitude.

Ce syndrome génère un stress, il y a ce trouble du détachement ou la névrose d’abandon. Les signes sont manifestes : le chien peut se mettre à mordiller les pieds des chaises, les meubles, il va peut-être se mettre à uriner,… Cela peut être aussi dommageable pour eux car certains vont commencer à se mordiller, ils vont pleurer, aboyer ou hurler,…

Tous logés à la même enseigne ?

Ça touche tous les chiens mais certaines races sont plus affectées comme le Jack Russel. Ils sont plus susceptibles de développer ces syndromes ou encore, chez les tout jeunes chiens qui ont été sevrés trop tôt, ceux issus d’abandon, de refuges qui ont déjà vécu ce stress mais aussi et à l’inverse, les chiens plus âgés.

Le Syndrome peut être consécutif à un événement déclencheur comme lors d’un déménagement, de la reprise d’un travail après une période de chômage, le chien s’ennuie et cela se manifeste donc comme suit :

  • En présence du maître : le chien est particulièrement collant, il pleure dès qu’il se " sent seul ", si la porte de la salle de bain est fermée, lorsque le maître est aux toilettes… Ou lors de vos absences.
  • En votre absence, il pleure, les aboiements sont intempestifs avec des gémissements ou des hurlements. Il peut détruire donc son environnement, on constate des mordillements à outrance, il y a parfois des mictions voire des défécations, il peut fuguer aussi et dans un cas plus grave, le chien va s’automutiler.

Que faire ?

On en fait le diagnostic déjà :

On peut se fier aux voisins et leur demander d’être plus vigilants, et de voir s’ils entendent davantage de pleurs ou d’aboiements du chien.

On peut le constater clairement bien évidemment s’il nous a laissé quelques petits cadeaux ou faits des dégâts dans l’appartement ou la maison.

On peut le constater via une caméra gopro – vous filmez ses comportements en votre absence.

 

On remet des habitudes en place

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Déconfinement : comment éviter le syndrôme de l'anxiété de séparation chez nos chiens © GK Hart/Vikki Hart - Getty Images
Déconfinement : comment éviter le syndrôme de l'anxiété de séparation chez nos chiens © Catherine Falls Commercial - Getty Images
Déconfinement : comment éviter le syndrome de l’anxiété de séparation chez nos chiens © dageldog - Getty Images

Ils ont pris l’habitude de vivre avec l’ensemble de la famille, ce qui est rare et sur une période si longue. Le chien va se trouver confronté à cette solitude et donc on met des choses en place.

On entame alors une période de transition pour remettre des habitudes en place car il faut lui réapprendre à être seul.

Les astuces :

- Vous pouvez quelques heures durant la journée le mettre dehors, seul durant une heure – deux heures et puis on allonge progressivement la durée. Si vous êtes en appartement, sans jardin, vous l’isolez dans une pièce. On remet ainsi la distance entre le chien et les membres de la famille.

- On réfléchit à mettre en place des activités où l’on n’a pas à intervenir, où ils peuvent s’amuser seuls. On pense notamment aux balles d’alimentation : on met des croquettes, des friandises dans cette balle, le chien doit manipuler son jeu pour avoir une croquette. On éduque le chien à s’occuper sans le maître.

- On déritualise tout ce qui est départ et retour à la maison. Et là on craque tous mais le chien capte quand on lui dit "je reviens mon loulou,…" – Stop, on brise cette habitude – cela doit se faire de façon fluide sans marquer ces instants de départ ou de retour. On déritualise ces instants de départ et de retour, vraiment.

On fait tout cela de façon progressive pour que notre compagnon à 4 pattes réintègre ses habitudes.

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