Dans le secteur de l'assurance, il existe différentes ressources qui peuvent intervenir

Wauthier Robyns
Wauthier Robyns - © Tous droits réservés

À Genappe Mireille a sauvé ses voisins d’un incendie en allant frapper à leur porte en pleine nuit pour les faire évacuer. Elle a tapé tellement fort qu’elle s’est blessée et son assurance refuse d’intervenir estimant qu’elle s’est mise elle-même en danger. Avec cette info, est-ce que vous y réfléchirez à deux fois avant d’aider quelqu’un ?

L’histoire de Mireille est racontée dans La DH ce matin. Si elle vient d’être récompensée par sa commune pour son acte, elle se retrouve face à un problème avec son assurance. Lorsqu’elle constate un incendie en face de chez elle en pleine nuit, elle appelle les pompiers puis va frapper aux portes de ses voisins pour les faire évacuer. Elle frappe tellement fort avec ses mains et ses pieds qu’elle se blesse et est emmenée à l’hôpital. Depuis, son assurance refuse d’intervenir estimant qu’elle s’est elle-même mise en danger. Avec cette info, est-ce que vous y réfléchirez à deux fois avant d’aider quelqu’un ?

Wauthier Robyns, porte-parole d'Assuralia - Fédération des assurances : " Je ne crois pas que cela soit quelque chose de si courant. Ici, je crois que cette personne fait appel à une assurance qui couvre les soins de santé. Et, à partir du moment où une compagnie d'assurance refuse de prendre en charge des frais et qu'on a des arguments à faire valoir, à ce moment-là, il faut savoir que chaque compagnie d'assurance a un service d'accueil des réclamations qui peut reprendre le dossier et le revoir. Dans ce cas-ci, la question va être de savoir si la personne a agi tout simplement dans le cadre d'un libre choix ou si cette personne a porté assistance à personne en danger. Se mettre en danger, ce n'est pas quelque chose que l'on fait à titre de simple loisir personnel. On le fait parce que c'est un devoir ".

Selon Wauthier Robyns, un assureur peut toujours refuser d'intervenir : " C'est valable quand il s'agit d'un cas qui est exlu sur la base d'une exclusion du contrat mais dans un cas comme celui-ci je crois que ça vaut la peine de porter le cas au service d'accueil des réclamations dans la compagnie concernée pour dire que, dans un premier temps, le dossier a été refusé mais qu'il faut l'examiner en partant du principe que la personne a porté secours à quelqu'un ".

Les faits remontent à deux ans

Les faits dont on parle aujourd'hui remontent à deux ans et, selon Wauthier Robyns, plusieurs alternatives s'offrent à Mireille : " Je ne sais pas si elle a fait appel au service des réclamations de la compagnie ... En cas de persistance de désaccord, il y a également un ombudsman au sein de l'assurance qui est là pour donner son avis sur des cas pareils et puis, il y a une autre ressource aussi. Il faut savoir que certaines assurances familiales, pas toutes mais les meilleures, peuvent comporter une garantie dans laquelle cette assurance familiale intervient pour les dommages que l'on cause à autrui par sa faute mais aussi où elle intervient pour les dommages subis par les personnes qui ont porté secours à quelqu'un. Ici, c'est forcément l'assurance de la famille que Mireille a aidée qu'il faudrait contrôler pour voir si c'est une assurance familiale qui, au-delà des dommages causés à autrui en cas de faute, interviendrait également en faveur du sauveteur. "

Et Wauthier Robyns conclut son intervention avec ce message : " Il faut simplement savoir que, dans le secteur de l'assurance, il existe différentes ressources qui peuvent intervenir pour prendre pareil cas en charge. "

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK