Cette artiste sinistrée de Chênée réchauffe le cœur de ses voisins en chanson

Le 8/9 a rendu hommage aux victimes et aux héros des inondations historiques qui ont touché la Belgique à la mi-juillet. Parmi ces personnes, Flow, une jeune artiste habitante de Chênée qui a joué pour ses voisins : sa vidéo suscite déjà le buzz sur les réseaux.

Ce 20 juillet 2021 était une journée de deuil national en mémoire des victimes des intempéries qui ont secoué la Belgique. De nombreux dégâts ont été occasionnés et le bilan se chiffre à plus de 36 morts et une septantaine de disparus.

Le 8/9 a donné la parole aux auditeurs de VivaCité et aux téléspectateurs de La Une pour recueillir vos témoignages et marques de soutien et d'hommage, tant aux victimes qu'aux héros de ces derniers jours. Ceux-ci se sont démarqués tant par des petites que des grandes actions, dont Florence Arnold alias Flow.

Une chanson qui redonne le sourire aux sinistrés

Jeune artiste domiciliée à Chênée, un quartier liégeois particulièrement touché par les inondations, elle a redonné un peu le sourire ce lundi 19 juillet à ses voisins. Au beau milieu des déchets et du mobilier inutilisable qui s'amoncelle dans sa rue, Flow a pris son ukulélé pour offrir à son public une chanson de sa composition, Let It Go.

Un moment qui a particulièrement plu aux riverains et qui leur a réchauffé le cœur le temps de quelques notes de musique. La vidéo, envoyée à sa famille, a été partagée sur les réseaux sociaux et a déjà récolté près de 10.000 vues. Pas étonnant au vu des paroles touchantes qui résument bien la solidarité qui s'est installée comme "Je te donne tout mon amour pour le ressentir aussi".

Florence Arnold s'est exprimée dans Le 8/9 sur ce moment : "J'avais juste dit aux voisine : je vous chanterai une chanson parce qu'il y avait de l'émotion, elles étaient un peu triste, pour leur donner un peu de réconfort".

L'artiste liégeoise s'estime toutefois heureuse dans son malheur. "On n'a pas été blessé, on est toujours en bonne santé mais ce sont d'énormes dégâts matériels (pour ma famille). Je me rends surtout compte de tout ce que l'on accumule et qu'on consomme, à quel point on pollue, cela m'énerve et me rend triste. C'est horrible mais c'est un exercice de détachement pour le matériel. Heureusement il nous reste encore l'amour, les souvenirs, les expériences, le savoir, la musique" souligne-t-elle.

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