Avion : où devez-vous vous asseoir pour avoir le moins de chances de mourir dans un avion ?

Un tweet de la compagnie aérienne néerlandaise KLM fait polémique. À la question : "Dans quelle partie de l'avion a-t-on le moins de chances de mourir ?", la compagnie a donné une mauvaise réponse avant de s'excuser. Apparemment il faudrait éviter l'avant et le milieu de l'avion...

Pour Xavier Tytelman, cofondateur du Centre de Traitement de la Peur et de l'Avion, ce n'est pas vrai : "L'information est complètement fausse. Il y a tellement peu d'accident... Par exemple, depuis le début de l'année 2017, on comptabilise sept accidents mortels. Et, il faut savoir que, quand il y a un accident, toutes les statistiques sont modifiées. On ne peut pas en faire quand il y a seulement deux ou trois événements par an. Il en faudrait plutôt des dizaines et des dizaines. À partir du moment où nous sommes assis dans l'avion, nous savons que nous sommes en sécurité parce qu'on a déjà fini la partie la plus dangereuse du voyage qui était le trajet vers l'aéroport".

La question à laquelle la compagnie aérienne KLM répond ne sert à rien dans ce cas-ci : "C'est aussi pour ça qu'ils se sont excusés. Non seulement, ce n'est pas trop le rôle d'une compagnie aérienne de faire peur à ses passagers, ce n'est pas très malin mais en plus parce que c'était complètement faux et erroné. Cette information ne repose pas sur des éléments techniques plausibles. Quand on regarde les anciens accidents, sur plusieurs décennies, nous pouvons faire des statistiques, mais quand on regarde les anciens accidents, ils ne sont plus possibles aujourd'hui. On a modifié des choses pour qu'ils ne se reproduisent plus. Cela évolue toujours. Donc, les statistiques soit on les prend sur de très longues durées auquel cas, elles ont de la valeur mais elles ne sont plus possibles ou alors elles sont récentes et il y a tellement peu d'accident qu'elles sont complètement modifiables".

"Le taux de survie est très élevé"

Xavier Tytelman tenait à nous rassurer ce matin : "Ce qu'il faut avoir à l'esprit d'une manière générale, c'est qu'il y a un taux de survie qui est très élevé contrairement à ce qu'on pourrait croire. Si on prend un accident mortel où il y a au moins un mort, il y a à peu près 60% des passagers qui vont survivre dans l'accident en question. C'est à peu près le même taux de survie qu'un accident de voiture à 40km/h. Évidemment, on garde à l'esprit les crashs très marquants comme Rio-Paris où il y a zéro survivant alors que nous avons des accidents où il n'y a pas de mort du tout auxquels nous ne pensons vraiment pas. Quand on fait six ou sept kilomètres en voiture, le risque mortel est quarante fois plus important qu'en prenant l'avion. Il n'y a pas vraiment une place meilleure que l'autre. On parlera plus de confort. Dans ce cas-là, l'avant de l'avion est généralement plus silencieux".

Enfin, quand l'avion atterrit, on a tendance à entendre un bruit particulier. Sur ce point-là, Xavier Tytelman vous rassure également : "C'est la montée ou la descente en pression hydraulique. C'est spécifique aux Airbus. En anglais, on appelle ça "le chien qui aboie". En fait, on utilise la pression des moteurs pour faire monter la pression dans les circuits hydrauliques et c'est ça qui fait bouger les parties de l'avion comme les ailes. C'est tout à fait normal d'entendre ce bruit. Cela s'entend à différents moments du vol, vous l'entendez au décollage aussi mais ce n'est pas dangereux non plus, il n'y a aucun problème".

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