Archive : Salvatore Adamo sur les traces de son passé d’immigré à la Cantine des Italiens

Replongez dans les archives de la Sonuma pour vous renseigner sur l’immigration italienne en Belgique. Découvrez notamment ce reportage sur Salvatore Adamo à la Cantine des Italiens en 1998.

C’est la Semaine italienne sur tous les médias de la RTBF, à l’occasion des 75 ans des "Accords charbon" qui ont lancé officiellement l’immigration transalpine en Belgique.

Un lieu est particulièrement commémoré durant ces festivités : la Cantine des Italiens, des baraquements bâtis entre 1946 et 1947 pour héberger les mineurs italiens qui ont été restaurés. Plusieurs émissions de VivaCité sont enregistrées de cet endroit à l’occasion de la Fête nationale italienne ce 2 juin dont C’est pas fini avec Patrick Weber. Ce lieu est en effet chargé d’histoire ouvrière et migratoire. La Sonuma vous propose de le (re)découvrir au travers de l’une de ses archives audiovisuelles.

Son enfance insouciante

Vous avez récemment pu apprécier le documentaire Salvatore Adamo, quand je chante, dans lequel le chanteur italo-belge se replonge dans les souvenirs de ses 60 années de carrière. Cet exercice, il l’avait déjà réalisé en 1998 pour la RTBF en compagnie de son ami Jacques Mercier suite à la sortie de son album Regards, qui rend hommage à ses parents venus travailler dans les mines. Arrivé à l’âge de trois ans en Belgique depuis la Sicile, l’auteur-compositeur-interprète de 77 ans a fait partie de cette première génération d’immigrés italiens.

Dans ce reportage, Salvatore Adamo révèle être retourné sur les sites qui ont bercé son enfance insouciante après les célébrations du 50ème anniversaire de cette immigration italienne et présente les chansons de cet album paru en 1998 à la Cantine des Italiens à Houdeng-Goegnies. "Je me suis rendu compte de la difficulté de la vie de mes parents. Encore aujourd’hui je me demande comment je ne m’en suis pas rendu compte. Le mérite leur revient puisqu’ils m’ont caché à leur façon, cette grisaille (NDLR : son père arrête de travailler dans les mines quand Salvatore est hospitalisé pour une méningite à 13 ans). Je ne leur ai pas suffisamment rendu hommage, par pudeur, parce que j’ai toujours voulu leur dire merci (NDLR : avant 1998, il l’avait seulement fait dans Paris 60 et Plus tard)" expliquait-il.

L’accueil du public belge

Le chanteur évoque aussi les liens entre sa carrière et celle d’un autre italo-belge, son ami Enzo Scifo. "On a eu le même genre d’enfance et le football ou la musique sont deux domaines où on ne vous demande pas de diplôme. C’est au mérite de chacun. Le dénominateur comment c’est que cela se déroule en Belgique. Sans être démagogue, on la doit à notre premier accueil, au public. Quand j’ai débuté en Belgique et que mes chansons traversaient les frontières, j’avais l’impression que les Belges s’en réjouissaient et étaient contents pour moi, qu’un petit 'Belge' pouvait être admis à l’étranger et cela m’a toujours touché" se remémore-t-il, un constat partagé aujourd’hui par certains journalistes et animateurs de la RTBF d’origine italienne.

Pour plus d’archives, rendez-vous dans Le 6-8

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