A la découverte des cafés historiques de Bruxelles

Dans un précédent article,l’œnologue et chroniqueur Fabrizio Bucella nous racontait l’histoire de ces caberdouches, cavitjes, estaminets, cabarets et autre stams ou stams café… Savez-vous dans quel back à snick peut-on encore jouer aux dés ? Au fameux back ou pitjesback, le 4 21 pour le dire de manière moderne ? A la Mort Subite !

Mais d’où lui vient ce nom ?

Voilà un café magnifique, en style néo-Louis XVI, le roi à qui on a tranché le cou, et qui n’a qu’un seul défaut : il est rempli de touristes. Donc, maintenant, on en profite, car la ville est encore vide.

Le nom du café viendrait-il de la bière ? On pourrait penser que la famille Vossen, qui possédait la gueuze la Mort subite, avait créé un estaminet pour vendre la bière, comme on le ferait aujourd’hui. Mais ce n’est pas le cas.

Le café avait ce nom-là avant la bière. Il date de 1902. Quand le sieur Théophile Vossen a lancé la bière, il a pris le nom du café pour sa bière.

Alors la bière c’est toute une histoire. Le bon vieux Théophile Vossen prend le nom de Mort subite pour les bières de Bruxelles qu’il fabriquait : lambic, gueuze, kriek et faro. La brasserie se trouvait rue des Capucins, la petite voie pentue, qui relie la rue Haute à la rue des Tanneurs en passant par la rue Blaes.

Cette brasserie a été rachetée vers 1960 par la brasserie De Keersmaeker qui se trouve à Asse. Les De Keersmaeker, pas bêtes pour un sou, ont fait un de détournement de notoriété. La brasserie De Keersmaeker changea de nom et prit justement celui de Mort subite. Elle est toujours à Asse mais intégrée dans le groupe Alken-Maes, lui-même partie du groupe batave Heineken, un géant mondial de la mousse.

Quant à la Mort Subite, pour Fabrizio Bucella, ça ne casse pas trois pattes à deux canards, qui en comptent quatre de pattes. Sa préférence va aux gueuziers traditionnels, plus petits, indépendants qui travaillent au rythme des saisons et sans artifice.

La bonne adresse pour la bonne gueuze

L’adresse parfaite selon Fabrizio Bucella, c’est le Delirium. Ils ont Girardin, Drie Fonteinen et Cantillon, la Sainte Trinité des gueuzes. Les serveurs sont en plus très compétents. Vous trouverez aussi la Girardin Etiquette noire, la gueuze non pasteurisée qui est un délice en plus d’être introuvable.

Et n’oubliez pas, de toute façon, il n’y a qu’une solution… C’est la dégustation.

Chaque semaine, Fabrizio Bucella nous livre ses pépites sur le monde du vin et de la bière dans Vivre Ici Bruxelles. N’hésitez pas à aller faire un tour sur le site de son école d’œnologie Inter Wine and Dine pour en savoir plus.

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