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Justine Katz raconte son 22 mars 2016 - RTBF Tv

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Justine Katz raconte son 22 mars 2016

  • Cette journée si particulière nous l’avons tous vécue à notre façon. Cependant, lorsqu’elle évoque ce mardi noir, la journaliste Justine Katz a une phrase assez représentative de l’état d’esprit général : " Je me rappellerai toute ma vie de ce 22 mars. "

    Bouleversé, affecté, révolté, effrayé, touché en plein cœur… la journée du 22 mars 2016 n’a laissé personne indifférent.

    Un an après les attentats de Bruxelles, nous sommes encore nombreux à être marqué par ces événements tragiques. A cette occasion, la Une vous propose une soirée d’espoir et de solidarité résolument tournée vers l’avenir, dès 20h05. Cette journée sera également marquée par la retransmission de la cérémonie d’hommage aux victimes dès le matin ainsi qu'à 18h30. Justine Katz, la journaliste qui a suivi de près ces événements pour la RTBF, sera en plateau. Elle nous livre le témoignage de son 22 mars 2016…

    " Le 22 mars, je m’en rappellerai forcément toute ma vie.

    J’étais chez moi. C’était mon premier jour de repos après une semaine particulièrement difficile avec la fusillade rue du Dries et l’arrestation de Salah Abdeslam. Quand, à 8h20, mon téléphone a sonné. C’était mon chef pour me dire : " Il y a eu des explosions à Zaventem, il faut que tu viennes ".

    Je me rappelle lui avoir demandé si ce n’était pas des explosions de gaz… A ce moment-là, il ne savait pas encore exactement de quoi il s’agissait mais on sentait que c’était grave.

    Je me suis préparée en 4ème vitesse. En passant sur le ring, pas loin de Zaventem, j’ai vu des colonnes d’ambulances, des sirènes qui passaient. C’est là que j’ai compris que c’était vraiment grave.

    Arrivée à la rédaction, on est directement descendu au maquillage pour se préparer à prendre l’antenne. C’est à ce moment-là qu’on a reçu les alertes pour l’explosion dans le métro. Il y a eu un silence horrible. On se regardait, choqués. Une maquilleuse s’est mise à pleurer… Tout le monde connait des gens qui sont dans le métro le matin. Tout le monde s’inquiète. Forcément, on a tous envoyé des messages pour savoir si nos proches et nos amis allaient bien.

    Nous étions à quelques minutes de l’antenne. On s’est mis dans un coin avec Jonathan Bradfer. On s’est dit " On doit souffler 2 minutes. On ne peut pas arriver à l’antenne dans un état de panique. " Alors on prit le temps de se reconcentrer puis on est monté sur le plateau.

    On a essayé de rester très calme dès le départ en expliquant qu’il y avait eu un second attentat et que les choses n’étaient pas terminées.

    A ce moment-là, comme tout le monde, on est inquiet. Comme tout le monde, on est sous le choc. Mais on doit se mettre " en mode boulot " car, derrière, il y a une édition spéciale à assurer. Notre boulot c’est d’informer les gens et de ne pas créer la panique alors on se force à reprendre notre " mode automatique " : expliquer, décortiquer, analyser.

    Je crois que je vais rester presque 12 heures sur le plateau ce jour-là.

    Ce n’est que le soir, quand on a terminé vers 23h-23h30, qu’on a eu besoin de souffler un peu. On a été boire un verre avec des collègues. Tout le monde avait couvert cette journée et avait besoin de dire ce qu’il avait vécu – ceux qui étaient à Zaventem ou près du métro. Ça nous a fait du bien. Il fallait qu’on décompresse pour pouvoir recommencer le lendemain."

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