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Sonderkommando, les camps d'un autre point de vue - RTBF Films

Fictions et séries

Sonderkommando, les camps d'un autre point de vue

  • Après « Le garçon au pyjama rayé », « la vie est belle », « Amen », c’est à László Nemes de nous parler des camps de la mort, à sa façon. Alors que les films exposent traditionnellement cette dualité entre « gentils » et « méchants », « Le Fils de Saül » floute la limite entre le Bien et le Mal.

    Depuis des dizaines d’années, les cinéastes de la Shoah voulaient montrer l’ " inmontrable ". 70 ans après la libération des camps, László Nemes tient à aborder un sujet méconnu : les Sonderkommando, déportés choisis par les SS pour accompagner les Nazis dans le processus d’extermination, c’est-à-dire, les amener jusqu'aux chambres à gaz, les faire déshabiller, les rassurer, les faire rentrer dans les chambres de la mort pour enfin conduire leur cadavre aux fours crématoires.

    Des " gentils " parmi les " méchants ", voilà une lecture de l’histoire qui se complexifie et qui, finalement, illustre parfaitement la réalité de cette tragédie historique.

    Dans le cadre du Festival de Cannes, retrouvez " Le Fils de Saül " ce mercredi 16 mai à 21h15 sur La Trois !

     

    Avant tout, l’histoire d’un homme et de sa mission

    Le fils de Saul, les camps de la mort autrement

    Le fils de Saul, les camps de la mort autrement - © Tous droits réservés

    Si les films sur les camps racontent souvent des histoires de survie et d’héroïsme, László Nemes veut nous rappeler la dure réalité. Une partie de sa famille ayant elle-même été victime de cette atrocité, il a tenu à partir d’un recueil de textes laissés par des membres du Sonderkommando d’Auschwitz, intitulé " Les voix sous la cendre ".

    Sur base documentaire, l’objectif était pourtant de plonger le public dans l’enfer de ce kommando spécial le temps d’une journée, et exclure toute contextualisation historique. Lors de la Conférence de presse à Cannes en 2015, le réalisateur affirme : " Il fallait exclure tout ce qui n’était pas fondamental à notre histoire. Nous pensions que le public devait comprendre dès la deuxième minute du film où nous étions ".

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