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Syrie, la mort en face – un documentaire inédit

  • La Une nous propose un documentaire inédit exceptionnel qui nous emmène en Syrie, au cœur des combats. Le film suit deux européens en Syrie, de part et d’autre de la ligne de front. L’un est français, ancien homme d’affaire devenu guide pour journalistes. L’autre est un franco-belge, Abdel Rahman Ayachi alias Abou Hajar vivant à Bruxelles et devenu combattant islamiste en Syrie. Un documentaire de Stéphane Malterre à voir dès 22h20 sur La Une le mercredi 23 octobre.

    Un des personnages centraux de ce documentaire est Abou Hajjar, 33 ans, un franco-belge de père syrien, élevé entre Aix en Provence et Bruxelles, brillant ingénieur informatique. Bien connu en Belgique, son vrai nom est Abdel Rahman Ayachi, fils du prédicateur franco-syrien Bassam Ayachi installé en Belgique. Il avait été condamné à Bruxelles en juin 2012 à 8 ans de prison dans l’affaire du Centre islamique belge (CIB) de Molenbeek. Il avait rejoint la Syrie avant même le début de son procès. En quelques mois il est devenu l'un des chefs des rebelles, et l'un de leurs héros. Il était à la tête d'une brigade de l'Armée Syrienne Libre d'un demi-millier d'hommes, dans la région d'Idlib au Nord du pays. Islamiste mais hostile aux hommes d'Al Qaeda, charismatique, il a appris la guerre sur Internet et en lisant Che Guevara. Il a gagné ses galons sur le terrain, les armes à la main, en prenant d'assaut une prison. Au moment du tournage de ce documentaire, il préparait et menait une vaste offensive pour prendre le contrôle d'une place forte de l'armée gouvernementale. Préparatifs secrets, assaut, nous avons suivi minute par minute l'opération. Une attaque qui s'avèrera à très haut risque pour lui et ses hommes. Il a été tué le 19 juin dernier.

    De l'autre côté de la ligne de front, nous suivrons l'un des derniers Français qui vit encore à Damas. Ancien homme d´affaires et patron de boîte de nuit, il fait aujourd'hui le guide pour les rares journalistes qui s'aventurent dans la capitale syrienne. Attentats à la voiture piégée, enlèvements, bombardements entre quartiers loyalistes et rebelles, vie quotidienne infernale : il est un des derniers témoins occidentaux dans cette ville où la guerre est chaque jour plus présente. Ce film explore les secrets et les contradictions de cette capitale menacée : la jeunesse dorée qui fait la fête dans les rares quartiers protégés, un éminent collaborateur d'un ministre du gouvernement de Bachar el Assad qui met en cause la torture et les enlèvements commis par le régime, des familles ordinaires, druzes ou chrétiennes, qui se réfugient derrière le drapeau de Bachar el Assad, par peur des rebelles et des radicaux islamistes.

    À travers le destin de ces deux hommes de part et d'autre de la ligne de front, un combattant révolutionnaire et islamiste et un homme d'affaires reconverti dans le baroud, Stéphane Malterre a mené l'enquête au cœur de la guerre syrienne.

     

    Rediffusion sur La Trois le 24/10 à 21h05

    Ce film sera suivi à 22h30 par la rediffusion du documentaire " Syrie, le crépuscule des Assad ".

    Syrie, le crépuscule des Assad

    Syrie, le crépuscule des Assad

    Syrie, le crépuscule des Assad - © Tous droits réservés

    Lorsqu'il accède au pouvoir en juin 2000, Bachar al-Assad apparaît comme un homme gauche et sans charisme. Nombreux sont ceux qui le jugent inapte à succéder à son père Hafez. Mais par une série de manœuvres et d'alliances, un perpétuel double-jeu vis-à-vis des puissances occidentales et une autorité féroce, l'ancien ophtalmologue s'est imposé dans son pays comme sur la scène internationale.  On comprend ainsi la position cruciale au Proche-Orient d'un pays suspecté d'être directement impliqué dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, et qui soutient des mouvements terroristes comme le Hezbollah. Débutant et finissant par des images clandestines des émeutes du printemps dernier, le film montre aussi les limites d'un gouvernement héréditaire qui ne se maintient que par la terreur, l'intimidation et la corruption.

    extrait ci-dessous :

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