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Fenêtre sur doc : Un amour rêvé

  • Pour ce deuxième rendez-vous de l’été de Fenêtre sur doc, La Trois nous propose ce film d’un jeune réalisateur qui parle de notre histoire coloniale et de métissage et ce au travers de l’histoire d’amour de ses grands-parents, une Congolaise mariée à un colon belge.

     " Un amour rêvé ", un documentaire très poétique mêlant témoignages actuels et archives familiales, réalisé par Arthur Gillet à découvrir sur La Trois le mercredi 11 juillet à 21h05

     

    Enfant, Arthur Gillet était fasciné par l’histoire d’amour idyllique de ses grands-parents maternels : une belle Congolaise mariée à un colon belge. Mais peu de temps après le décès de sa grand-mère, il a découvert des archives familiales qui ont bousculé ses souvenirs d’enfance. Il a décidé d’en faire un film.

    Ses grands-parents Léontine et Joseph se sont rencontrés au Congo belge, dans les années 1950. Elle, jeune Congolaise métisse, fille d’un commerçant noir et d’une femme métisse. Lui, jeune colon belge venu travailler pour l’État. Après la mort de son grand-père, en 1994, sa grand-mère lui raconte des épisodes de leur épopée amoureuse. Mais certaines facettes plus sombres de ce passé familial restaient taboues. En 2013, Arthur Gillet a commencé à filmer sa grand-mère dans sa maison de repos.  Elle a alors accepté de se plonger dans son passé et de répondre à ses questions. Pour la première fois, elle livrait sans fards les douleurs de sa condition de femme métisse. En 1958, à la veille de l’Indépendance du Congo, la Colonie belge avait désapprouvé son mariage avec Joseph, le grand-père d’Arthur ; un Européen ne pouvant pas se marier à une Congolaise. Doucement, la parole de Léontine se libérait d’un mutisme qui pesait depuis des années.

    Quelques mois après ce témoignage, Léontine est décédée et Arthur Gillet a alors récupéré des centaines de lettres, de documents et autres traces du passé. Il y a découvert des éléments de sa vie qu’il ignorait comme le fait que la grand-mère maternelle de Léontine était une fille d’esclave rachetée par un missionnaire protestant.  Sur base de ce témoignage, des bobines de films Super-8 que ses grands-parents avaient tournées au Congo belge dans les années 1950 ; des nombreux albums de photos de famille ; des lettres et documents officiels, Arthur Gillet a donc décidé de faire film.

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