La Trois

02:47 - Lundi 27 mai

Zoom arrière : A Suivre - Coluche un candidat à suivre (Boucle de nuit)

Zoom arrière : A Suivre - Coluche un candidat à suivre
  • Durée : 00:58
  • Controle parental : Pour tous
  • Thématique : Culture

Emission de 2007.
Zoom arrière propose une archive haute en couleur. Un portrait que Jean-Marie Putmans et Michel Stameschkine ont réalisé en 1981 à l'occasion de la candidature de Coluche (1944-1986) aux élections présidentielles.
Coup de tonnerre dans le ciel serein de 1980 !
Le « comique » se jette dans la bataille pour la présidence de la république (élection de Mitterrand en mai 1981) avec comme slogan de campagne : « Jusqu'à présent, la France est coupée en deux, avec moi elle sera pliée en quatre ».
Au début on croit au canular médiatique mais au mois de décembre 1980, un sondage publié par le Journal du Dimanche, le crédite de 16% des intentions de vote. C'est la panique à bord chez les principaux candidats, surtout dans les rangs de François Mitterrand, qui craignent que Coluche rafle les voix indispensables à la gauche.
Coluche se retirera de la bataille le 16 avril 1981 en déclarant : « Je préfère que ma candidature s'arrête parce qu'elle commence à me gonfler »
Le portrait suit cette aventure déroutante qui intrigua, amusa mais posa également toute une série de questions sur les grandeurs et misères de la France politique du début des années 80.
Elodie reçoit José Alain Fralon, reporter-journaliste au Journal le Monde et écrivain afin de mettre en perspective la candidature de Coluche aux présidentielles de 1981avec tout ce qu'elle a provoqué...
En effet la candidature de Coluche a immédiatement été critiquée, honnie, frappée d'illigitimité et Coluche taxé d'irresponsable et de coupable d'exercice illégal de la politique.
En fait, pour la première fois, un bouffon, un clown mais surtout un hors clan entendait faire son entrée en politique.
D'où une question : pourquoi les politiques supportent si mal l'entrée des profanes dans leur cercle sacré, est-ce que ce type de démarche ne les renvoie pas à leur propre bouffonerie, irresponsabilité voire illigitimité ?