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23:00 - Vendredi 16 novembre

Retour aux sources Mao le père indigne de la Chine moderne

Retour aux sources
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1er octobre 1949. Après des années de lutte et d'engagement révolutionnaire, Mao Zedong proclame l'avènement de la République populaire de Chine. En accédant au pouvoir, il n'a qu'une seule ambition : rendre à son pays sa puissance légendaire et le moderniser. A la mort de Mao, la population est exsangue, le pays économiquement dévasté¶ et fermé au reste de l'univers. C'est Deng Xiaoping, son successeur, qui sera le véritable artisan du décollage du pays. Un documentaire réalisé par Philippe Saada et raconté par Fabrice Pierre.

La postérité¶ a couronné¶ Mao Zedong comme le génial architecte de la Chine moderne. Malgré¶ ses excès, ses brutalités et ses erreurs, Mao, pour la plupart des Occidentaux, c'est la Chine et la Chine c'est Mao. Pourtant, si le grand Timonier a ouvert une nouvelle ère pour l'Empire du Milieu en l'extirpant de sa misère, ce n'est pas lui qui a fait passer son pays de l'immobilisme et du confinement au rang de grande puissance mondiale. À sa mort, il a laissé¶ une population exsangue, un pays économiquement dévasté¶ et fermé au reste de l'univers. Ce n'est qu'après sa disparition que la Chine s'est métamorphosée pour devenir la puissance incontournable de l'échiquier international que nous connaissons aujourd'hui. Et c'est Deng Xiaoping, son successeur, qui fut le véritable artisan de son décollage réel.

Compagnon de la première heure, témoin des égarements et des erreurs de Mao Zedong dont il fut un fidèle partisan des années durant, Deng Xiaoping n'a pas hésité¶ à la mort de son mentor à se détacher de l'orthodoxie maoïste et à en assumer crânement la rupture. C'est sous son impulsion que la Chine est devenue l'atelier du monde, et que le "Made in China" s'est généralisé¶ sur les cinq continents. Jamais dans l'histoire, une nation n'a connu une croissance aussi forte pendant trois décennies d'affilée. Les Chinois eux-mêmes se sont considérablement enrichis, succombant aux vices et délices de la société¶ de consommation dont ils avaient été écartés sous Mao. Pourtant, c'est avec l'effigie du grand Timonier gravée sur tous ses billets, que la Chine est devenue la banque et le créancier du monde. Et si son portrait trône toujours place Tien An men, les dirigeants du parti qu'il a fondé se réfèrent rarement à sa mémoire. Mao avait juré de moderniser la Chine et de la hisser au rang des grandes puissances. Mais c'est Deng qui a accompli ses promesses.