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Achats en ligne : arnaques ou bonnes affaires ?

  • "Tout, tout de suite", c’est le modèle de l’e-commerce et de plus en plus de Belges se tournent vers Internet pour réaliser leurs achats. En quelques clics et sans quitter son salon, il est possible de remplir sa garde-robe et souvent à des prix plus avantageux qu’en magasins.

    Internet regorge de promos, de prix barrés et autres chèques bienvenue. Et puis, une fois la commande passée, le colis est livré en quelques jours et le client pourra même tout renvoyer si ça ne convient pas. Le prix et la livraison rapide, c’est ce qui pousse plus de 6 Belges sur 10 à acheter en ligne et y dépenser une moyenne de 150 euros par mois.

    Gare aux pièges d’Internet

    Au-delà des pièges marketings comme les ventes flash dont vous pouvez profiter avant tous les autres ou les remises personnelles exceptionnelles, sur Internet, il y a surtout la trop grande facilité de dépenser. "En 2 clics, vous allez avoir votre achat réalisé, explique Alexandra Balikdjian, psychologue du consommateur (ULB). C’est beaucoup moins matériel que de se rendre dans un magasin, d’essayer et de toucher le produit et puis de passer à la caisse avec peut-être des vrais billets. Et donc ça rend parfois la notion d’argent moins prégnante chez le consommateur."

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    Achats en ligne : arnaques ou bonnes affaires ? - © Tous droits réservés

    Mais chipoter sur internet, c’est aussi risquer de se faire arnaquer ou piéger. Gare aux sites fantômes et de contrefaçons. Nicolas Zere en sait quelque chose : "J’ai tapé sur Google le nom de la chaussure que je voulais. Je suis tombé sur une première icône. J’ai été voir sur le site. Le prix était en-dessous de 100€ alors je me suis dit que c’était une bonne affaire. Je ai bien reçu le colis une semaine après les fêtes comme annoncé mais ce n’était pas ma commande. C’était un modèle rien avoir, des couleurs rien avoir et quand j’ai vu la chaussure, j’ai compris que c’étaient des fausses en plus. J’étais vraiment dégouté." Pour éviter ce genre de piège, le premier conseil donné par Olivier Bogaert, commissaire à la Computer Crime Unit, c’est la vérification du site : si ce n’est pas la page officielle d’une marque, il est possible de vérifier d’où vient le site en copiant son nom depuis la barre d'adresse et en le collant dans la recherche du site utrace. Vous saurez alors qui a acheté ce nom de domaine. Ensuite, Olivier Bogaert nous parle du moyen de paiement : "Lorsqu’on est sur des sites exotiques, j’aurais plutôt tendance à conseiller d’utiliser une carte de crédit prépayée. Je vais simplement créditer ma carte du montant correspondant à mon achat."Officiellement, 2500 plaintes pour fraudes en ligne ont été enregistrées en 2015. Au regard des millions de transactions passées, les risques sont donc des plus minimes. Mais il n’y a pas que les arnaques qui peuvent surprendre avec les achats en ligne. Il y a aussi des frais de douane. Aude Wittemans a dû payer 134 euros de frais de douane pour 2 robes en provenance du Japon : "J’aurais préféré que le site me prévienne qu’il y avait une éventualité de frais de douane. En tout cas, je ne pense plus que j’achèterais au Japon." Pour vos futurs achats en ligne, retenez donc bien cette règle plutôt simple : toute livraison hors Europe est soumise aux frais de douane.

    Les commerçants belges à la traine

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    Pour faire ses achats sur le Net et éviter les pièges, rien de tel qu’un site belge sécurisé. Mais seulement 7% de nos commerçants francophones offrent aujourd’hui une solution en ligne. En Wallonie, on en compterait 627 pour 1400 côté néerlandophone et 220 à Bruxelles. C’est trop peu en comparaison de nos voisins français qui compte 100 x plus de commerces connectés. La place libre laissée aux concurrents, ça a le don d’irriter le porte-parole des commerçants belges. "On perd chaque année 3 milliards d’euros avec nos achats en ligne que nous faisons sur des plateformes étrangères. Si on pouvait rapatrier ça en Belgique, on aurait une création nette de 15.000 emplois, constate Dominique Michel, directeur général de Comeos. Et on prend du retard par rapport à l’année précédente. On est aujourd’hui à 45% des activités e-commerce qui sont transférées à l’étranger alors qu’il y a quelques années, on était à 35%. Pour l’instant, on est en train de perdre du terrain." Mais chez nous, les banques soutiennent très peu les projets de ventes en ligne et il y a de réels handicaps face à la concurrence comme l’explique Dominique Michel : "Pas assez de flexibilité. Au Pays-Bas par exemple, on peut travailler la nuit, on peut préparer les commandes. Autre grand obstacle : pour une TV, en Belgique, c’est 21% de TVA, au Pays-Bas, c’est 17%. Troisièmement : les charges sociales. Entre une caissière au Pays-Bas et la même personne qui gagne le même montant en net en Belgique, il y a 20% de différence de coût pour l’employeur."
    Mais il y a tout de même quelques success story chez nous. A Fernelmont, Aroma Zen enregistre un CA de 3 millions. L’entreprise propose 6000 références en aromathérapie et produits de soins.

    L’enquête d’Olivier Badart pour Questions à la Une, " Achats en ligne : arnaques ou bonnes affaires ", est à revoir ci-dessous :

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