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Les "derniers pour la route" de ce lundi 7 mai - RTBF Livres a domicile

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Les "derniers pour la route" de ce lundi 7 mai

  • Un peu de tout pour tous les goûts !

    "Indécence" de Willy Deweert – Ed Mols

    Thierry Bellefroid

    Thierry Bellefroid - © Tous droits réservés

    Indécence

    Indécence - © Tous droits réservés

    Sur fond de dérèglements environnementaux et de maladies du siècle, l'indécence s'est invitée dans toute la culture occidentale. En quelques décennies, ont été balayées des valeurs qui structuraient la personne et la vie sociale depuis des siècles pour laisser place à l'individualisme outrancier, la rentabilité et la jouissance immédiate. L'homme contemporain mondialisé, prisonnier de ses propres technologies, est enfermé dans un présent stérile, hors de l'Histoire. Aveuglé par son ego, dénué de toute interrogation existentielle et inconscient des effondrements qu'il provoque, il n'est plus en mesure de se rendre compte de l'état du monde en danger qu'il laisse aux générations futures. Dans cet essai prophétique, Willy Deweert dénonce sans concession les graves dysfonctionnements de la société dans les secteurs clés de l'économie, de la politique, de l'enseignement, du sport, de la religion, des médias et de l'informatique. " Le pire n'est pas sûr ", écrit Edgar Morin, le célèbre sociologue français, et il devient urgent de prendre conscience du désastre annoncé. Mais l'auteur va plus loin : Il est non seulement temps de s'indigner, mais surtout d'agir pour ouvrir les champs du possible, relancer l'histoire de l'humanité et inaugurer un ère nouvelle. Comment ? C'est aussi l'objet de ce livre. Loin de se contenter de répandre la peur et l'angoisse, Willy Deweert fait le pari que le choc qu'il provoquera sera thérapeutique et aidera à la prise de conscience, notamment chez les jeunes. L'originalité du livre est l'approche sous 7 angles différents de notre société, aboutissant aux mêmes conclusions, c'est-à-dire l'omniprésence des mêmes maux dont elle ne viendra à bout, selon l'auteur, qu'en investissant massivement dans l'éducation.

    "Marcher :Eloge des chemins et de la lenteur” de David Le Breton – Ed.Métailié

    Marcher : Eloge des chemins et de la lenteur

    Marcher : Eloge des chemins et de la lenteur - © Tous droits réservés

    Revisitant une réflexion menée il y a dix ans, l'auteur constate que le statut de la marche a énormément changé en une trentaine d'années. Aller à pied, livré à son seul corps et à sa volonté, est un anachronisme en un temps de vitesse, de fulgurance, d'efficacité, de rendement, d'utilitarisme. Marcher ainsi de nos jours - et surtout de nos jours, disait J Lacarrière, "ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète". Il est l'un des premiers à en retrouver le goût. Les chemins de Compostelle sont devenus en quelques années des lieux très fréquentés et dotés d'une organisation méticuleuse. Nous sommes bien loin des anciens chemins, mal aménagés, mal balisés, avec une population méfiante envers ces gens de passage portant leur sac à dos qui étaient les pionniers de leur renaissance dans les années 70. Ceux qu'essaient alors de reconstituer P Barret et J-N Gurgand ont disparu sous les "coquelicots, les chemins sont goudronnés ou ne sont plus". Les années 80 voient leur réorganisation méthodique, en 1983 est créée la première association jacquaire, qui sera suivie de bien d'autres. Dans les années 90 les chemins de Compostelle prennent leur essor. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres. Là où ils existent, même dans les villages, rares sont les syndicats d'initiative qui ne proposent pas un répertoire de chemins bien balisés pour la découverte de la cité ou de ses environs. Les imaginaires contemporains de la marche sont heureux, ils réfèrent plutôt au loisir, à la disponibilité. Marcher est un long voyage à ciel ouvert et dans le plein vent du monde dans la disponibilité à ce qui vient. Tout chemin est d'abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.

    "La promenade du grand canal" d'Anne Richter – Ed. L’Age d’Homme

    La promenade du grand canal

    La promenade du grand canal - © Tous droits réservés

    Le titre du recueil donne déjà le ton de l'ensemble des nouvelles. C'est une invitation déroutante au voyage. On songe à Venise ou Versailles, à des peintres du XVIIIe ou XIXe siècle et l'on se trouve à Tervuren, aux environs de Bruxelles, en compagnie d'ombres inquiétantes, celles de deux artistes célèbres qui scandalisèrent leur temps, l'Angleterre puritaine. Si le décor des autres récits est également bruxellois, tous les personnages sont actuels. Autre point commun entre les personnages principaux du livre : ils sont tous féminins et cultivent l'art de vivre autrement. Ce fantastique allusif plutôt que spectaculaire se situe dans une certaine tradition anglo-saxonne ou latino-américaine : ainsi s'explique, chez l'auteur, une prédilection marquée pour henry James, Silvina Ocampo et Gabriel Garcia Marquez

    Premier numéro de la revue "Believer" - Ed Inculte

    Ysaline Parisis, Le Vif Focus

    Ysaline Parisis, Le Vif Focus - © Tous droits réservés

    À raison de quatre numéros chaque année, les éditions inculte vous proposent désormais une édition trimestrielle du Believer, une revue cofondée par Dave Eggers, Vendela Vida et Nick Hornby, et éditée par les fabuleuses éditions McSweeney’s à San Francisco. Chaque couverture est une création originale signée Charles Burns, l’un des dessinateurs de graphic novel les plus brillants de sa génération. Au cœur de ses pages, retrouvez tous les grands noms de la littérature mondiale, de Paul Auster à Haruki Murakami, en passant par Don ­DeLillo, William T. Vollmann, Bret Easton Ellis ou Jonathan Franzen  ; des dessinateurs comme Chris Ware, Tony Millionaire, Daniel Clowes  ; des cinéastes allant de David Lynch à Gregg Araki ou David Cronenberg  ; des musiciens tels que Bob Dylan, Billy Corgan, Brian Eno. Tous les trois mois à partir de mars 2012, Le Believer sélectionnera le meilleur des trois derniers numéros publiés dans la version américaine de la revue, et intégrera une sélection des archives. En Angleterre et aux USA, le Believer est le rendez-vous littéraire, artistique, activiste et philosophique de plus de 50 000 lecteurs  ; nous espérons que les lecteurs français prendront tout autant plaisir à le découvrir à chaque numéro.

    "Deuxième génération : ce que je n’ai pas dit à mon père" de Michel Kichka - Ed. Dargaud

    Michel Dufranne, Chroniqueur

    Michel Dufranne, Chroniqueur - © Tous droits réservés

    Deuxième génération : Ce que je n'ai pas dit à mon père

    Deuxième génération : Ce que je n'ai pas dit à mon père - © Tous droits réservés

    Deuxième Génération n'est pas un règlement de comptes avec un père ni avec l'histoire. C'est une tentative pour expliquer une enfance dans l'ombre de la Shoah. Michel Kichka, à travers des anecdotes formidables et des souvenirs aussi tragiques que précis, retisse la toile familiale de cette maison installée au cœur de la Belgique industrielle. Récit autobiographique d'une vie qui porte la douleur des siens, mais qui mesure l'urgence de s'occuper de ses besoins : celui de partir à l'âge de dix-huit ans, selon l'auteur, sur une " terre vivante ".

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