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Participez à l'enregistrement de D6bels On Stage avec Orelsan ! - RTBF D6bels

  • La Deux
D6bels

Participez à l'enregistrement de D6bels On Stage avec Orelsan !

  • Ce mardi 27 février, Orelsan, l'artiste aux 3 Victoires de la Musique sera l'invité exceptionnel de D6bels On stage. Réservez les dernières places !

    Orelsan s'ajoute à l'affiche de l'enregistrement de D6bels On Stage ce mardi 27 février ! Il y rejoint donc BALOJI, Sonnjford, Da Silva.

    Pour vous procurer les dernières places, rendez-vous ici !

    La Fête Est Finie

    Cover "La Fête Est Finie"

    Cover "La Fête Est Finie" - .

    Orelsan revient avec un nouvel album. Simple. Et il a bel et bien grandi. Basique.

    Katana dans le dos, main écrasée contre la vitre d’un métro bondé, Aurélien Cotentin de son vrai nom rappelle dès la pochette de son troisième album, La Fête Est Finie, qui il est depuis bientôt dix ans maintenant : un poids lourd du rap français, à contre-courant du genre, fan de mangas, et dont le regard désenchanté sur son quotidien l’a amené vers les sommets. En y regardant de plus près, on décèle pourtant quelque chose de nouveau dans cette image : à 35 ans, il semblerait que la peur de grandir d’Orelsan ait maintenant laissé place à une nouvelle angoisse. Celle de vieillir.

     

    Un touche-à-tout

    Disque d’or avec son premier album Perdu D’Avance en 2008, disque de platine avec Le Chant des Sirènes en 2011, doublement récompensé aux Victoires de la Musique en 2012, la logique aurait voulu qu'Orelsan surfe rapidement sur son succès en solo. Ce serait pourtant mal connaître le personnage : plus qu'un simple rappeur, Orelsan s'est mué ces dernières années en un véritable artiste curieux et touche-à-tout, que ce soit dans le monde de la musique, de la mode ou du cinéma. Le Caennais aura ainsi eu ces six dernières années le temps de devenir réalisateur, acteur, et créateur tout en gardant un pied dans le rap. D'abord en sortant deux albums (tous deux disques de platines) sous l’alias Casseurs Flowters avec Gringe, ensuite en créant sa marque de vêtements Avnier (collaboration prochaine avec Umbro) et enfin en s’attaquant au petit et grand écran avec son premier film Comment C’est Loin - salué par la critique, +250 000 entrées - suivi de sa mini série Bloqués pour Canal+. Un profil entre son et image qui détonne dans le rap français et que l'on ressent d'ailleurs particulièrement dans ce nouveau disque : réalisée par Greg et Lio, la pochette de La Fête Est Finie s'inspire du regard du photographe Michael Wolf sur la vie urbaine (avec son soutien) tandis que le clip de " Basique " a lui amené le rappeur jusqu'au pont de Podilsko-Voskresensky en Ukraine pour un plan séquence de trois minutes en compagnie d'une centaine de figurants. Pourquoi refaire de la musique en solo alors ? Tout simplement pour revenir aux basiques : parler de sa vie, et se confier sur ses angoisses sans tomber dans le pathos. Simple.

    Piano et violons mélancoliques, rythmiques UK garage, refrains pop et morceaux chantés… La Fête Est Finie mélange les premières amours d'Orelsan (rap français et US, grime anglaise, musique électronique) à de nouvelles influences plus délicates causées par d'innombrables heures passées à écouter James Blake, Bon Iver ou Francis & The Light. Epaulé de Skread, son producteur de toujours, Orelsan amène ainsi sur ce disque sa musique vers des horizons plus matures, tout en ouvrant les portes de son studio à quelques invités : Stromae sur “La Pluie” et “Tout va bien”, Guillaume Brière du groupe The Shoes (“Quand Est-Ce Que ça S’arrête”, “Paradis”) ou les soeurs franco-cubaines Ibeyi et leurs chants Yoruba sur les 7 minutes touchantes de “Notes Pour Trop Tard”. N’allez pourtant pas croire qu'Orelsan ne rappe ou ne déconne plus : “Zone” en compagnie de Nekfeu et de Dizzee Rascal (son idole de jeunesse, rencontré à l’improviste lors d’un séjour à Los Angeles) ainsi que son morceau-délire en hommage aux “blancs qui font de la musique de noir” avec Maitre Gims prouvent bien le contraire.

    Pensé comme un disque avec un véritable son d’ensemble, La Fête est Finie s’écoute d’une traite, remue les tripes, fait danser les jambes, et esquisse même parfois des sourires chez l’auditeur. Oeuvre douce et amer, il se présente comme le parfait testament sonore des évolutions d’Orelsan ces six dernières années : celle d’un type autrefois paumé qui n’a rien perdu de sa plume acide, tout en étant devenu amoureux, touche-à-tout et même repsonsable. Simple et basique quoi !

    Orelsan - Jean COUNET

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