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Joëlle Scoriels : " Gerald, c'est un exhausteur de goût en chair et en os ! " - RTBF 69 minutes sans chichis

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  • La Deux
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Joëlle Scoriels : " Gerald, c'est un exhausteur de goût en chair et en os ! "

  • Ce jeudi 8 mars, Joëlle reçoit son ancien collègue Gerald Watelet. Pendant 4 ans, ils ont formé un trio incontournable avec Adrien Devyver. Si la vie les a séparés professionnellement, les liens sont restés. C'est avec beaucoup de plaisir que Joëlle accueille dans son fauteuil son ancien partenaire. " Gerald, c'est un exhausteur de goût en chair et en os ! " s'exclame-t-elle.

    Peux-tu nous raconter comment s'est passé ta toute première rencontre avec Gerald ?

    Stricto sensu, je ne sais plus (en raison de ma mémoire toute mitée). C’était l’époque où l’on démarrait l’émission quotidienne " Sans chichis ", en 2009. Ce moment est marqué pour moi par un gros " shot " de nouveautés et de rencontres (toute l’équipe de production et de confection de l’émission, les nombreux chroniqueurs). J’y suis allée avec excitation mais à tâtons. Très vite, en commençant à tourner, on a compris qu’une complicité particulière se jouait entre Gerald, Adrien Devyver et moi. L’aventure de la quotidienne " Sans chichis " aura duré 4 ans, durant lesquels nous sommes devenus – fatalement – intimes. Je me souviens que je passais mon temps à parler de la chance que c’était de faire cette émission, au sein d’une équipe vraiment spéciale. Durant cette période, Gerald est devenu une personne importante pour moi.

    Gerald et Joëlle - Photographer: Martin Godfroid

    Quel regard portes-tu sur son parcours ?

    Le fait qu’il soit capable de manger des oreilles de cochon. Et tous les abats du monde. En prétendant que c’est délicieux.

    Mais surtout : la faculté qu’il a de rester fondamentalement lui-même quel que soit le contexte où il se meut. Qu’il soit en " représentation " dans " la haute " ou au contact des gens les plus simples, il y met tout son cœur de caméléon ; il jongle entre le trivial et le précieux, il connaît tous les codes et les manies avec un naturel qui fait mouche.

    Qu'est-ce que tu admires le plus chez lui ?

    Son sens de l’assaisonnement. En cuisine, ça confère systématiquement ce relief qui va rendre un plat mémorable ; mais c’est la même chose dans ses comportements : partout où il passe, il ajoute de la saveur, pimente les soirées et fait impression sur les gens. Gerald, c’est un exhausteur de goût en chair et en os.

    Gerald et Joëlle - Photographer: Martin Godfroid

    Quel genre de collègue était-il ?

    Du genre à prendre de la place (et j’ai adoré ça). Comme on travaillait tellement souvent ensemble, on a découvert le meilleur et le pire l’un de l’autre. Gerald ne filtre pas souvent ses émotions, alors il pouvait parfois passer de la plus touchante générosité au coup de sang qui fige un plateau entier. Mais en réalité, il est doué d’une profonde souplesse de caractère qui a toujours permis de mener à bien nos projets. Et puis, dans la coulisse, il pouvait devenir un précieux confident et un conseiller ultra bienveillant.

    Ton meilleur souvenir avec lui ?

    Je ne serais pas capable de faire le compte des fous-rires qui nous ont secoués. Pour un rien, pour un incident technique, un " broubelage ", une recette qui dérape, une vanne acide, la goutte de fatigue qui fait déborder le vase. Et puis, ce que j’ai vraiment aimé et qui n’est probablement pas si commun dans une vie professionnelle, c’est que, avec Adrien et lui, à l’époque, nous formions une mini bande profondément soudée ; au lieu de se tirer dans les pattes, on se défendait les uns et les autres, s’il le fallait on faisait front, on était vraiment soucieux de préserver le bien-être et les intérêts de chacun. Franchement, tout ça était légèrement magique.

    Quel effet ça fait de recevoir un ancien collègue ?

    En vérité vraiment vraie : ça me fait juste gigantesquement plaisir ! Je suis ravie de mettre Gerald en valeur, d’abord parce que son parcours force le respect, et puis parce que j’ai la certitude que le public et moi allons vivre un rendez-vous aussi délicieux que divertissant. Il n’est pas le premier collègue qu’on ait invité, et j’espère qu’il ne sera pas le dernier. Le bonus, c’est que comme il connaît à la fois l’univers de la télé et notre émission en particulier, je sais qu’il va jouer le jeu de très bon cœur.

    Est-ce que ça te plairait de retravailler avec Gerald ?

    Je signe aveuglément !

    Gerald Watelet - Photographer: Martin Godfroid

    Pourquoi avoir décidé d'inviter un ancien chroniqueur de ton émission ?

    Quand on sollicite une personnalité, on parie sur l’équilibre entre la richesse de sa carrière, la curiosité que celle-ci va susciter chez les téléspectateurs, et le tempérament que l’invité va pouvoir révéler. Gerald remplit toutes les cases, et on serait sots de se priver de passer une soirée réjouissante et touchante en sa compagnie. Ca faisait un bon moment qu’on caressait l’idée de le recevoir, et comme il a une " actu " toute chaude, à savoir sa nouvelle carrière télé en France, il fallait saisir l’occasion.

    Finalement, peux-tu nous dévoiler quelques éléments des surprises prévues dans l'émission de ce jeudi ?

    On a un stock d’images fantastiques à faire découvrir au public ! Celles de la carrière de Gerald dans la haute couture, des souvenirs fumeux de " Un gars un chef ", un témoignage saisissant de sa maman, des archives d’enfance… Et puis, en vrac, quelques indices : vin rouge, amour, famille royale, casserole et danse de salon !

    À découvrir, ce jeudi à 20h30 sur la Deux !

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