QR le débat : le cyberharcèlement, un fléau qui nous dépasse

Un élève sur trois est victime de harcèlement scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Un élève sur trois est victime de harcèlement scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles. - © Vanessa MEYER - BELGAIMAGE

Un élève sur trois est victime de harcèlement scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le chiffre est important et tend à s’empirer avec le confinement. Privés de sorties, de salles de sport et d’enseignement en présentiel, les jeunes passent la majeure partie de leur temps sur les écrans. Le cyberharcèlement explose… et donne parfois naissance à un drame. Le 14 janvier 2020, Maeva renonçait à la vie à l’âge de 13 ans seulement. Deux semaines plus tard, Maëlle, 14 ans, la rejoignait.

Pour faire face à ce fléau, différents services et applications voient le jour. Le service de soutien face au harcèlement et cyberharcèlement dans le milieu scolaire "Sophia" du Centre de Planning familial des FPS de Soignies ou encore l’application "Cyber help" mise en place par l’Université de Mons et la Ville de Mons en sont quelques exemples.

La Belgique condamne

Mais les mineurs, bien que de plus en plus jeunes, ne sont pas les seules victimes du cyberharcèlement. Les adultes peuvent également en souffrir, en particulier les femmes. Selon les chiffres de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, 80 à 90% des victimes de ‘Revenge porn’ (fait de diffuser du contenu intime sans consentement) sont de sexe féminin.

Selon Amnesty International, une femme sur quatre a déjà été victime de violences, intimidations ou encore manipulations de données sur Internet. "Sécurisez vos comptes et communications : changez maintenant vos mots de passe qui comprennent votre nom et date de naissance ! Pour plus de facilité, utilisez un gestionnaire de mot de passe comme LastPass. Evitez le revenge porn : si vous envoyez des sextos ou autre, utilisez des applications comme Disckreet (où votre partenaire aura besoin de votre autorisation pour voir la photo) ou Confide (qui empêche de prendre des captures d’écran). Gardez une preuve de chaque insulte, chaque intimidation", explique Manon Brulard, spécialiste des nouvelles technologies et membre de l’association Open Knowledge Belgium.

Et pour cause, la Belgique sanctionne le Revenge porn depuis avril 2020. Une circonstance aggravante est prévue quand il y a diffusion de telles images pour une intention méchante ou un intérêt économique. L’auteur risque une peine d’emprisonnement de six mois à cinq ans et une peine d’amende de 200 à 15.000 euros.

Le harcèlement moral et le cyberharcèlement peuvent également être condamnés à coups de lourdes peines de prison et d’amendes. Les peines pourraient même être doublées si la victime est mineure. Mais ce n’est qu’en avril 2018 qu’un tribunal belge condamnait pour la première fois un utilisateur anonyme qui harcelait une femme sur Twitter.

 

Au-delà de ce que la théorie prévoit, les auteurs des faits sont-ils souvent sanctionnés ? La justice et la police sont-elles dépassées ? Le cyberharcèlement est-il sous-estimé en Belgique ? Les réseaux sociaux luttent-ils suffisamment contre le cyberharcèlement ? Les victimes doivent-elles quitter les réseaux sociaux ?

 

Pour en débattre sur le plateau de QR le débat, Sacha Daout reçoit Sarah Schlitz (Ecolo) (Secrétaire d’Etat à l’Égalité des genres), Olivier Bogaert (Spécialiste de la cybersécurité à la Computer Crime Unit), Marie Messiaen (Présidente de l’Association Syndicale des Magistrats), Tanja Milevska (Correspondante de l’agence de presse de Macédoine du Nord MIA à Bruxelles), Bruno Humbeeck (Psychopédagogue à l’UMons), Manon El’Assaïdi (Collective Chayn Belgium) et Lilian Cornelis (Réalisateur et professeur dans les médias), Renaud Maes (professeur en sociologie à l’Université Saint-Louis et à l’ULB), Manon Loge (streameuse – Manonolita) et Maria Isabel Villalobos, la maman de Maeva.

 

Retrouvez-nous dès 21h35 sur La Une, en télévision, sur le web via notre plateforme Auvio, mais aussi en live sur notre page Facebook, pour réagir avec nous. Toutes vos réactions sont également attendues sur l’application Opinio RTBF.

Envie de répondre à notre questionnaire ? Un seul moyen : notre application Opinio RTBF !

 https ://app.opinio.media/loginChoice

 https://apps.apple.com/be/app/opinio-rtbf/id1546066310

 

 

 

 

Newsletter TV

Recevez chaque jeudi toute l'actualité de vos personnalités et émissions préférées.

OK