Portrait: "Jodie Foster : Hollywood dans la peau": le premier d’un nouveau rendez-vous sur La Trois

Dès ce 12 novembre et chaque vendredi soir en prime time, La Trois vous fixe un nouveau rendez-vous : une série de portraits pour les fans de cinéma, consacrés à celles et ceux qui le font : acteurs, actrices, réalisateurs, réalisatrices. Des personnalités que vous connaissez : d’Ava Gardner à Isabelle Huppert, d’Alfred Hitchcock à Stanley Kubrick… et dont la vie et la carrière sont retracées minutieusement. Premier portrait du genre : Jodie Foster, la surdouée d’Hollywood.

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C’est l’histoire d’une actrice au parcours fulgurant, une ex-enfant star surexposée depuis l’âge de 3 ans. Jodie Foster n’a d’ailleurs pas de souvenirs de sa vie d’enfant en dehors des plateaux de tournage. Elle a grandi à Hollywood mais en a toujours refusé et détourné les codes pour créer son propre style, loin des standards de beauté dans lesquels elle ne rentrait pas. Ce documentaire signé Camille Juza et Yal Sadat nous livre impeccablement le récit de la trajectoire hors norme de cette comédienne qui l’est tout autant.

Elle grandit à quelques blocs d’Hollywood Boulevard à Los Angeles, sa mère emmène d’abord son frère aîné à des castings, mais c’est Jodie, la petite dernière d’une fratrie de 4 enfants, qui se fait remarquer. Une première pub tournée à l’âge de 3 ans, ensuite égérie de fictions américaines familiales, puis de Disney. Elle apprend vite les ficelles du métier, les rouages du système, et fait preuve d’une maturité étonnante pour son jeune âge. La carrière de son frère ne décolle pas et c’est la jeune Jodie qui va faire vivre toute la famille.

Sa mère Brandy est une "stage mother", une "mère de scène", comme tant d’autres, elle pousse ses enfants à passer des castings, mais à ceci près qu’elle voit d’un mauvais œil cette ville superficielle, inscrit sa fille au lycée français de Los Angeles, voue un culte à la Nouvelle Vague et emmène ses enfants manifester pour les droits des minorités raciales et sexuelles. Mère et fille entretiendront longtemps une relation fusionnelle.

Avec le mouvement de libération des femmes dans les années 70, Hollywood aussi s’émancipe, et l’actrice va réussir à prendre le virage de l’adolescence, là où beaucoup échouent. Arrive le premier des trois films qui vont la propulser au cinéma : Taxi Driver de Martin Scorsese, Palme d’or à Cannes en 1976, Bugsy Malone d’Alan Parker et La petite fille au bout du chemin de Nicolas Gessner.

 

 

Restée maître à bord

Ce documentaire nous fait voir que, globalement, Jodie Foster a mené une carrière dans une direction précise : celle où elle incarne des personnages forts, qui luttent et prennent le pouvoir, avec un ancrage féministe dans Les Accusés (1988) et Le Silence des Agneaux (1991). Elle a ouvert aux femmes les portes du film d’action, de la réalisation et de la production. On est seulement en 1991 lorsqu’elle passe pour la première fois à la réalisation, avec Le Petit Homme, mettant en scène un enfant surdoué avec une mère possessive qu’elle incarne elle-même.

Dans sa vie privée, on lui reprochera de n’avoir pas voulu faire son coming out pendant longtemps. Elle répliquera en fustigeant la société sans pudeur dans laquelle Hollywood voudrait qu’elle entre, comme tout le monde, et le fera finalement en 2013, cette fois comme une prise de pouvoir. Avec une carrière débutée si tôt, Jodie Foster fait office de vétéran, et presque six décennies plus tard, a toujours gardé le cap sur son travail et non sur son image.

Jodie Foster, Hollywood dans la peau, un documentaire à ne pas manquer ce vendredi 12 novembre à 20h35 sur La Trois.

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